Deux plaisanciers sauvés à Sainte-Catherine

Deux plaisanciers se sont retrouvés dans une fâcheuse position alors que leurs motomarines ont chaviré dans les écluses de Sainte-Catherine, près du parc Optimiste, le 19 juin, vers 15h30.

Les deux conducteurs ont été sauvés par les pompiers de la Régie incendie de l’alliance des Grandes-Seigneuries et les premiers répondants à l’aide d’échelles et de cordes. Ils ont été transportés à l’hôpital Anna-Laberge, mais on ne craindrait pas pour leur vie, rapporte Claude Brosseau, directeur de la Régie.

«Ils se seraient aventurés trop près des chutes, a expliqué M. Brosseau. Ils étaient pris dans le tourbillon.»

M. Brosseau a rappelé que le secteur des écluses de Sainte-Catherine peut être dangereux à certains endroits et qu’il faut garder une distance puisque «le remous peut faire chavirer» les embarcations.

«Il faut également respecter les limites de vitesse et ne pas conduire en état d’ébriété, martèle-t-il. Les gens doivent naviguer selon la limite de leurs compétences et ne pas aller dans des endroits inconnus.»

Les plaisanciers ont été sauvés par les pompiers qui ont reçu une formation de sauvetage  nautique l’année dernière. (Photo : Le Reflet – Erick Rivest)

Les motomarines sont restées prises dans le courant. (Photo : Le Reflet – Erick Rivest)

Motocycliste happé à mort : quatre ans de pénitencier pour le chauffard

Christian Patrick Dauphinais a quitté le palais de justice de Salaberry-de-Valleyfield cet avant-midi avec les menottes aux poignets. Il a reçu une sentence de quatre ans pour avoir conduit avec les facultés affaiblies le 30 mars 2021. Il a provoqué un accident à Châteauguay qui a entraîné la mort de Frédéric Cardinal, un homme de famille dont la présence manque toujours à ses proches plus de trois ans après le drame.

«Je suis convaincu que si vous pouviez revenir en arrière, vous le feriez, a d’abord prononcé l’Honorable juge Magali Lepage. Mais la réalité est que vous avez fait un choix aux conséquences dramatiques. Vous avez affligé une famille pour le reste d’une vie.»

Au moment d’entériner la suggestion commune, elle a souhaité à M. Dauphinais de poursuivre sa réflexion sur le geste dont il est responsable survenu en mars 2021 sur le boulevard René-Lévesque à Châteauguay.

Outre la peine de prison, une interdiction de conduire pour une période de cinq ans et une ordonnance de ne pas entrer en contact avec les proches de la victime lui ont été commandées.

Rappel des faits

Le 30 mars 2021, le motocycliste Frédéric Cardinal, originaire de Saint-Constant, a été happé par la voiture conduite par Christian Patrick Dauphinais. M. Cardinal, 39 ans, est décédé deux jours plus tard de ses blessures. 

Au terme du processus judiciaire, il a été démontré que l’accusé avait pris le volant après avoir consommé assez pour que l’éthylotest affiche un taux d’alcoolémie 2,5 fois supérieur à la limite permise. 

Sa culpabilité a été reconnue le 17 mai dernier. 

Un message clair

À la sortie de l’audience, la procureure Me Mylène Brown a mentionné que la sentence répondait au fléau de la conduite avec les facultés affaiblies. 

«Le message que ça envoie, je pense, est celui de réfléchir à deux fois, de se poser la bonne question quand on a pris un verre, a-t-elle affirmé. Est-ce qu’on est en état ? On est le pire juge de nous-même, donc ne prenons jamais de chance.»

La procureure a ajouté que le processus judiciaire a envoyé le message de dénoncer ces gestes. «On doit dissuader les gens de conduire avec les facultés affaiblies parce que les conséquences sont tragiques et épouvantables.»

L’avocat de la défense, Me Marc W. Giroux, a lui-même dénoncé l’alcool au volant. «Ce crime-là démontre que la société est obsédée par l’alcool, a-t-il dit. Toutes les raisons sont bonnes pour consommer. Cette prémisse-là est inappropriée. Si la société valorisait moins l’alcool, peut-être qu’il y aurait moins de crime comme ça.»

Une mosaïque de témoignages

La juge Lepage a qualifié de touchants les témoignages qui ont été entendus en salle de cour. La sœur, les parents, un ami et la conjointe de la victime se sont exprimés sur la douleur subie depuis la perte de Frédéric Cardinal. Il a été qualifiée d’homme bon avec de bonnes valeurs familiales et un sens aigu de la sécurité et de ses responsabilités. 

«Mes enfants et moi sommes et seront affectés toute notre vie, a exprimé Marie-Christine Babin, qui a été la conjointe de la victime pendant près de 15 ans. Nous sommes à jamais blessés, détruits. Nous sommes dans un cauchemar depuis trois ans et demi.»

La juge, visiblement reconnaissante de ce témoignage, a invité Mme Babin à prendre soin d’elle.

À la famille qui s’est exprimée, elle a concédé qu’ : «aucune sentence ne serait assez pour refléter votre douleur. Mais je souhaite qu’elle soit un jalon de plus pour faire progresser votre deuil».

L’accusé s’est aussi adressé à la cour. En larmes, il a témoigné ses plus sincères excuses. «C’est très dur, j’imagine pour eux, a-t-il avoué. Ça doit être pénible. Ce soir-là [30 mars 2021], je regrette d’avoir pris le véhicule. J’aurais pu appeler un ami ou prendre un taxi. C’était irréfléchi et spontané. Ce n’est pas dans mes habitudes. Il n’y a rien que je pourrais dire qui pourra apaiser leurs souffrances.»

Un vol de motomarine mène à une perquisition à Saint-Mathieu

Un résident de Saint-Constant a été arrêté et pourrait faire face à des accusations de recel et de possession d’outils de cambriolage en lien avec le vol d’une motomarine. 

(Photo: Le Reflet – Érick Rivest)

Les policiers de la Régie intermunicipale de police Roussillon et de la Sûreté du Québec ont localisé la motomarine volée dans un commerce du chemin Saint-François-Xavier à Saint-Mathieu, le 15 juin. Sur place, ils ont procédé à l’arrestion de l’homme dans la vingtaine. Ce dernier a été rencontré par les enquêteurs et libéré par sommation. 

Deux jours plus tard, une perquisition menée à ce commerce a également permis de saisir d’autres items volés dépassant un montant total de 100 000$, dont une dizaine d’autres motomarines de la marque Sea Doo. 

«L’enquête est toujours en cours et nous sommes en communication avec les divers services de police aux endroits où les items ont été rapportés volés», rapporte la Régie. 

Toute information peut être communiquée en tout temps, de façon confidentielle, au 450 638-0911, poste 777.

Items perquisitionnés

– Un châssis de side by side
– Une dizaine de motomarines Sea Doo
– Un bateau Sea Doo
– Des pièces de motoneige
– Une remorque fermée
– Une roulotte à sellette
– Un brûleur
– Des bombonnes de propane
– Des batteries 6V

(Photo: Le Reflet – Érick Rivest)

Meurtre à La Prairie : Nicolas Côté subira une évaluation psychiatrique

Le ministère public a demandé que Nicolas Côté, qui a plaidé coupable au meurtre au 2e degré de Luc Lafontaine, survenu en octobre 2022, subisse une évaluation psychiatrique, en lien avec des «éléments de dangerosité».

La Couronne désire analyser les facteurs précipitants et persécutants, ainsi que les risques de récidive, a-t-elle annoncé au palais de justice de Longueuil, le 18 juin. Plusieurs autres admissions seront également analysées.

Cette demande survient après que le rapport présentenciel aurait révélé qu’une liste de 56 manières de torturer physiquement et psychologiquement une personne, écrite à la main par M. Côté, a été trouvée chez lui. Un témoin, à qui l’accusé aurait montré une vidéo où il tuait un poussin, pourrait également être entendu. La cause reviendra donc devant le tribunal, le 7 octobre.

Rappelons que Nicolas Côté a plaidé coupable à une accusation de meurtre au 2e degré et d’outrage au cadavre en mars. Il fait face à la prison à vie. Il reste à déterminer s’il pourra faire une demande de remise en liberté après 10 ou 25 ans.

Sa complice Zoé Boutin est passée devant le tribunal, le 14 juin, pour l’étape des plaidoiries. Celle qui fait face à un chef d’accusation d’outrage au cadavre devrait connaître sa sentence cet automne. La Couronne réclame 12 mois d’emprisonnement dans la collectivité, en plus d’un maximum de 240 heures de travaux communautaires, alors que la défense souhaite une absolution conditionnelle.

Explosion à Saint-Constant : un élan de générosité envers une des familles blessées

La tante d’une des deux familles ayant subi des brûlures importantes lors de l’incendie d’un garage à Saint-Constant le 1er juin a démarré une campagne Go Fund Me pour les aider financièrement. En quelques jours seulement, près de 400 personnes ont offert un don pour un total de 32 920 $ amassés jusqu’à maintenant.

Dans son message sur la plateforme Go Fund Me, celle qui s’identifie comme Vanessa, la tante d’une des victimes, donne quelques nouvelles sur l’état de santé de ses proches. Selon ses informations, les deux parents et les deux jeunes filles de 8 et 13 ans sont toujours aux soins intensifs pour soigner des brûlures importantes sur l’ensemble du corps. Les deux adultes « sont plongés dans un coma artificiel en attendant d’être opérés, tandis que leurs filles subissent de multiples interventions et greffes de peau pour soigner les graves blessures qu’elles ont subies lors de l’incendie», écrit-elle.

L’argent amassé servira « aux frais médicaux et au rétablissement».  «Le chemin de la guérison pour cette jeune et belle famille sera sans aucun doute long et ardu, englobant la guérison physique, émotionnelle et mentale», souligne la dame.

Enquête toujours en cours

En soirée le 1er juin, deux familles étaient réunies autour d’un feu de camp dans la cour d’une résidence de la rue Breton à Saint-Constant. Pour une raison encore inconnue, une explosion serait survenue et un important incendie s’est déclaré dans le garage situé au fond de la cour. Quatre adultes et quatre enfants ont subi d’importantes brûlures. L’enquête est toujours en cours pour déterminer les circonstances de cet incendie. On ne connaît pas l’état de santé des autres victimes.