Longueuil Comique Fest : un univers d’humour passionnant sur la Rive-Sud

Une centaine d’artistes, 41 spectacles sur 10 jours, conviés par trois passionnés de la scène et de l’humour; le premier Longueuil Comique Fest promet d’être vrombissant si l’on en croit l’ardeur qu’ont mis les cofondateurs de l’évènement à le créer.

« Nous avons vu l’empire s’effondrer et nous avons décidé de mettre notre propre projet sur les rails. Un projet qui est différent, scintillant », explique Isabelle Desmarais, directrice de la programmation qui travaille de pair avec Les Lou, Stéphane Paquin, directeur technique et Pierre-Luc Beaucage, directeur administratif.

Ils avaient déjà amorcé un travail, mais le départ précipité de Juste pour Rire a mis la machine en deuxième vitesse. « Il le fallait, nous avons commencé à travailler là-dessus à la mi-mars, sinon, au début avril. Alors c’est rapide pour monter un rendez-vous d’humour aussi grand en peu de temps, mais nous avons l’ambition et l’objectif de présenter quelque chose de fort bien », admettent les trois joyeux lurons qui évoluent dans le milieu de la scène, particulièrement autour des humoristes, depuis deux décennies.

Une salle accueillante

En fait, Stéphane et Pierre-Luc gèrent ensemble la Salle Fenplast du Collège Charles-Lemoyne depuis quatre ans. Ils accueillent plus d’une centaine de spectacles par année. Les deux gars qui travaillent dans le domaine depuis deux décennies connaissent à peu près tous les intervenants de l’humour au Québec. Le réseau est bon, disons. « Qu’il s’agisse d’artistes qui montent sur scène depuis six mois ou depuis 10 ans et plus, nos festivaliers auront le choix entre le stand-up traditionnel, du sketch, du burlesque, du drag et du théâtre », disent-ils.

Quant à Isabelle, elle a joint ses complices il y a trois ans, après six années passées au sein du Groupe Juste pour Rire, dont quelques-unes à la technique du ZooFest. « On s’est trouvés, quelque chose a connecté », lance Pierre-Luc.

Leur ambition est donc de faire découvrir la salle, les artistes de la relève, une autre manière de faire de l’humour, mais aussi, la Rive-Sud. « L’humour au Québec c’est populaire et notre mission est plaisante, mais l’humour ce n’est pas qu’au centre-ville de Montréal. Nous avons une belle salle, des stationnements gratuits et les gens d’ici, de Longueuil et des environs vont découvrir quelque chose en se présentant du 11 au 21 juillet. Nous pouvons leur dire, nous voici », affirme Isabelle.

Des spectacles pour tous les goûts

Les Lou et la Belle du Longueuil Comique Fest vont faire découvrir une programmation foisonnante et jamais vue. « Nous allons offrir différents volets qui illustrent l’ADN du festival et expliquent la différence que nous proposons au public. Côté théâtre, ce seront des pièces comme « Québec viral : le musical », « Starry Watter » et « Comment perdre un mec en un match ». La série des bancs d’essais verra entre autres les humoristes Louis-Josée Houde, Martin Perizzolo, Simon Delisle et Thomas Levac roder leurs prochains spectacles, entre autres, énumèrent les organisateurs.

Le Collège Charles-Lemoyne du boulevard Taschereau, à Longueuil, accueillera des spectacles, parfois quatre ou cinq par soir, dans la Salle Fenplast, mais aussi dans deux classes transformées respectivement en cabaret comique, La Classe et en studio d’enregistrement de balados, Le Studio. 

Les prestations seront colorées et éclatées en humour. Longueuil Comique Fest est une vitrine sur l’évolution de l’humour québécois.

Pour en savoir plus sur la programmation complète et la billetterie en ligne on peut consulter le www.comiquefest.com.

« Il faut cependant faire rapidement, il n’y a que 3800 billets à vendre. Les salles se remplissent rapidement. Parce que nous avons une bonne base pour une première année. Les gens vont avoir du plaisir parce que nous voulons leur offrir la meilleure expérience possible », concluent ceux qui ont non seulement l’expertise, mais aussi la passion de bien faire.

«Je n’ai peut-être pas gagné 100 000$, mais j’ai gagné tellement plus » -Nabil

Les émotions qui lui sont montées aux yeux lors son élimination, au tout dernier conseil de tribu, n’étaient pas des larmes de tristesse, mais bien de la fierté. Avoir vécu les 42 jours de Survivor Québec et avoir atteint la quatrième place est une immense réussite que Nabil, Brossardois originaire de Châteauguay, «chérira toute sa vie».

Comment as-tu vécu l’épreuve du feu contre André ?

«Quand je suis arrivé au conseil final, j’étais rempli de confiance. Oui, André a sa réputation de maitre du feu, car il faisait le feu au camp et l’entretenait la nuit. Il était toujours à côté. C’est tellement mythique, l’épreuve du feu, pour moi qui suis fan de l’émission depuis des années. Si je me fais éliminer, je vais tout donner et ce sera une façon épique de sortir. Je ne me suis pas fait voter avec mon nom sur le bout de parchemin. J’ai tout donné, c’en était drôle, à revoir. J’étais confiant mais réaliste.» 

Quand tu étais dans le top 4, est-ce que tu sentais que ça allait se jouer entre Ghyslain et Kassandre ?

«Absolument. Mais est-ce que je croyais en mes chances? Oui, car je suis capable d’être en représentation. Eux, ils ne le savaient pas que j’avais un background en représentation [il travaille en relation commerciales]. Mais tu me mets au conseil final, tu me donnes la chance de faire mon pitch, est-ce que ça change le sort ? Peut-être pas, mais j’étais conscient que si j’allais en finale, ce serait contre Ghys et Kass. S’il n’y avait pas eu l’épreuve du feu, on serait allé en finale ensemble. On avait un pacte, et ce n’était pas une promesse de top trois. Je sais que Ghys en a fait une à Deborah, à André, mais nous, c’était une vraie.»

Qu’est-ce qui explique que tu aies réussi à traverser ces 42 jours à Survivor ?

Nabil à la course ! (Photo: Gracieuseté – Productions J)

«C’est clairement mon aspect social et stratégique.  Je savais que ce serait avec mes relations que je pourrais marquer des points. La saison a montré que j’étais proche de Ricky, un peu de Ghys, mais j’avais des liens étroits avec Kass, André, Marilou, Florence. L’information qui circulait, souvent on venait me la confier. Une seule fois, j’ai été blindside, à l’élimination de Marilou. Sinon, je savais où le vote s’en allait et où me positionner pour avoir un impact sur le vote.»

Comment as-tu reçu les critiques de Deborah à l’effet, justement, que tu jouais des deux côtés ?

«Dans la vie de tous les jours, je suis capable de m’obstiner, mais là je me suis resté calme. J’ai mes torts, mais on est dans un jeu. Dans le bas d’une alliance, la seule chance que t’as, et j’avais cette chance, c’est d’avoir de l’information. Ma mission était de briser cette alliance de l’intérieur. Quand tu n’as pas de collier et que tu es vulnérable, c’est ce qu’il faut faire. Elle, vu qu’elle avait un collier, qu’elle était dans une alliance et que ça n’allait pas comme elle voulait, elle voulait me remettre en ligne et que je ne bouge pas… Mais je n’ai aucune amertume. Même après les conseils de tribu enflammés, on avait de bonnes discussions, un gros hug et on respectait l’un et l’autre.»

Qu’est-ce que tu as appris en regardant l’émission ?

Au début de la saison (Photo : Gracieuseté – Productions J)

«Je ne pensais pas avoir passé autant de temps que ça dans ce hamac-là! Je n’ai pas dormi une nuit dedans, on faisait des rotations de 15-20 minutes.

Au début, j ’étais sous-estimé. D’un côté c’est bien, tu n’as pas de cible, mais il y avait un petit côté orgueilleux : on ne me prend pas au sérieux. Et l’immunité de Kass, de voir qu’elle l’avait aussi tôt dans le jeu, qu’elle l’a dit à Jean-Michel au jour 8. Wow ! J’ai été surpris de ne pas avoir cette information-là.»

On a critiqué le fait que tu participais moins aux tâches sur le camp. Est-ce que c’était aussi ton impression ? 

«Quand on est sept, huit joueurs, on n’a pas le choix de se répartir des tâches. Deborah, c’était le riz, André, c’était le feu… En fait, André faisait pas mal tout! Il n’arrêtait jamais! Je lui disais : assis-toi, tu m’étourdis! Avoir une personne comme lui et Seb, qui n’arrêtent jamais, ça te met une pression supplémentaire. Ma tâche, c’était la vaisselle… C’est drôle à dire, mais on a un chaudron et des coquillages qu’on se sert comme ustensiles. On va à la mer, Ricky et moi, et on les nettoie. J’allais ramasser du bois, je faisais la run pour la bouteille d’eau. Quand ça fait 35 jours, juste aller chercher de l’eau demande de l’énergie. Je prenais les bouteilles de tout le monde. Bien franchement, oui, j’en faisais moins que d’autres, mais j’étais un yes man, toujours prêt à mettre la main à la pâte.

Et Deborah, le jour où j’ai été éliminé, m’a dit à quel point je contribue, par ma présence, mes blagues, mon positivisme; c’est une autre façon de participer au camp. On avait un très beau groupe, on avait du fun.» 

Comment ressentais-tu la fatigue et la faim ?

«Au début, tu es sur l’adrénaline. Ce n’est qu’au jour 12 ou 15, que tu te rends compte que tu as vraiment faim. Rendu au jour 17, chaque fois que tu t’assis et te lèves, tu vois des points noirs. Il faut apprendre à vivre avec ça. C’est pour pas mal tout le monde.

Nabil, au début du tournage. Il a perdu 40 lb pendant les 42 jours aux Philippines. (Photo: Gracieuseté Productions J)

Le sommeil est vraiment difficile : il y a de gros vents, des bibittes. Je me réveillais 5-6 fois par nuit, minimum. La fatigue se faisait vraiment sentir. On arrive au 30 jours, je parle à Marilou et j’oublie son nom! C’est dur de faire des phrases qui se tiennent! La fatigue, ç’a été très difficile. Gérer la faim, un moment donné, tu souffres et tu vis avec cette douleur.»

Tu ne dois pas avoir mangé de riz depuis ton retour !

«Pas de riz, mais des sushis. Ce n’était pas si pire. Le riz…non, il y a encore un petit traumatisme! Même là-bas, j’en mangeais pu. Je mangeais deux petites scoops par jour. J’ai perdu 40 lb pendant que j’ai été là. Je les ai repris, car le corps stock tout quand tu recommences à manger. Il y a des jours où je jeûnais littéralement. Le riz ne rentrait juste pu!»

À quel point ç’a fait du bien de dormir dans un bon lit et de bien manger ?

«Les premières nuits, je ne dormais pas beaucoup. Pas plus de quatre heures, mais profondément. Le lendemain de mon élimination, quand je me suis levé, j’ai quand même eu le réflexe de remplir ma gourde et de sortir dehors. Je cherchais Ghys et Kassandre! J’ai vu Deborah dehors et elle m’a dit : mais putain, tu fais quoi avec ta bouteille d’eau?! Et on s’ennuie de manger de la viande, une bonne salade, de boire quelque chose de froid. Notre eau est tiède, ce n’est pas rafraichissant.»

De quoi t’es-tu ennuyé le plus ?

«Quand tu pars du Québec, tu ne joues pas dès le lendemain. Il y a plusieurs jours de logistique, de transport. Tu n’as plus ton cellulaire, plus de contact. Tu n’as pas le droit de parler aux autres joueurs. Tu es dans une bulle. D’avoir des nouvelles de tes proches, c’est de l’or! Même si on est au jour 25, ce n’est pas juste 25 jours, c’est 6 mois dans ta tête! Ma conjointe Amélie… qu’elle ait pris avion pour me rejoindre, ça n’avait pas de prix!  La veille de la journée des êtres chers, j’ai eu la pire journée. Je n’avais pas d’énergie, je tombais à terre. Mais mon mantra, c’était : même si c’est ma pire journée à Survivor, ça reste une des plus belles journées de ma vie.»

Quel a été ton plus beau moment ?

«Mon arrivée sur le tapis à la première épreuve et la victoire de cette épreuve. C’était euphorique! 
Le deuxième plus beau moment, c’est quand on était avec Bayani 2.0, les fameuses soirées casseroles. C’était un moment où on oubliait que la game existait. Que tout le monde prenne place sur la tribune, jase pendant 30 minutes, une heure, on se fait une grosse accolade. C’était un moment humain. Mes deux premières semaines, on dirait que je ne réalisais pas que j’étais à Survivor. Là, j’ai réalisé que, ok, je suis vraiment dans quelque chose de plus gros que nature.» 

Est-ce qu’on te parle beaucoup de ta grande perte de poids que tu as raconté à une de ces soirées ?

«Quand je rencontre du monde, je veux qu’on apprenne à découvrir qui est Nabil, je ne suis pas du genre à montrer sur mon cell : regarde, j’avais l’air de ça, même si j’ai le droit d’en être fier. Mais oui, on me félicite par rapport à ça, et on me dit que je peux peut-être inspirer là-dedans. Si je réussis juste à aider une personne à se prendre en main et s’épanouir autant que moi je réussis à le faire dans les dernières années, je me dis que c’est une vie de changée.
Et participer à Survivor, c’était un rêve. Il y a 10 ans, je n’osais même pas y rêver tellement c’était loin.  Au fil du temps, en reprenant le dessus, j’ai pu participer et j’ai fini quatrième!  Je n’ai peut-être pas gagné le titre et 100 000$, mais tellement plus. Cette expérience est une célébration de mon changement de vie.»

 

Fête nationale : 13 artistes à voir sur la Rive-Sud

Vous voulez célébrer la Fête nationale en grand avec des artistes bien connus du public? Voici différentes têtes d’affiche qui feront danser et chanter les festivaliers les 23 et 24 juin dans différentes municipalités sur la Rive-Sud de Montréal. 

Martin Deschamps et Michel Pagliaro

Le rockeur Martin Deschamps. (Photo : Archives)

Les rockeurs Martin Deschamps et Michel Pagliaro se produiront le 24 juin au parc du 350e CMP à Châteauguay, respectivement à 16h et à 19h30. Les festivités musicales commenceront à 13h30 avec les artistes Papi Jay et Christa Maria.

France D’Amour

L’artiste France D’Amour sera le 23 juin la tête d’affiche à l’occasion du spectacle traditionnel de la Fête nationale à Mercier, qui se déroulera au parc des Hirondelles. Elle chantera après le déploiement de feux d’artifice qui sont prévus à 21h30. Des talents locaux, soit la chanteuse Catherine Bessette et DJ Azrik, seront également sur scène.

Marc Hervieux

Le chanteur ténor Marc Hervieux et ses musiciens offriront le 23 juin dès 20h45 une prestation au parc Gérard-Laframboise, à Saint-Philippe. 

Damien Robitaille

L’auteur-compositeur-interprète Damien Robitaille. (Photo : Archives)

L’auteur-compositeur-interprète Damien Robitaille sera en vedette aux célébrations de la Fête nationale à Les Côteaux. Il fera vibrer le parc Hervé-Laframboise, le 23 juin dès 21h. L’artiste coteauloise Geneviève Samson et son band seront également des festivités musicales. 

Lendemain de veille

Le groupe local Lendemain de veille clôturera les célébrations de la Fête nationale à Beauharnois. Il livrera une prestation au parc Sauvé le 24 juin à compter de 19h.

Guylaine Tanguay

L’artiste Guylaine Tanguay chantera près de la pente à glisser à Sainte-Julie, le 23 juin dès 20h30. Les festivités musicales débuteront avec le Trio Encore à compter de 19h30. 

Dumas et Bleu Jeans Bleu

L’artiste Dumas fera danser la foule au parc St. Mark, dans le Vieux-Longueuil, le 23 juin dès 21h30. Le 24 juin, ce sera au tour du groupe Bleu Jeans Bleu de mettre le feu sur la scène au parc de la Cité, à Saint-Hubert, à compter de 21h. Il sera précédé par l’auteure-compositrice-interprète Reney Ray.

À LIRE : Fête nationale : Bleu Jeans Bleu et Dumas feront danser Longueuil 

La Chicane 

Le groupe La Chicane. (Photo : Archives)

Le groupe de rock La Chicane, qui a inauguré le parc du 350e CMP à Châteauguay l’an dernier, sera la tête d’affiche de la Fête nationale de la Ville de Saint-Constant. Les premiers coups du groupe s’effectueront le 24 juin à compter de 20h45 à la Base de plein air de Saint-Constant.

Kaïn

Le groupe Kaïn sera le 23 juin la tête d’affiche du spectacle de la Fête nationale dans le parc Delpha-Sauvé, à Valleyfield. Il sera en action dès 21h. Le groupe local Jelly Bean Band fera bouger la foule en première partie. 

Martin Sirois

Le chansonnier Martin Sirois sera en spectacle le 23 juin dès 20h à l’extérieur du Centre sportif à Delson, beau temps ou mauvais temps.  

Vire de T’Sour

Le groupe Vire de T’Sour rendra hommage au défunt chanteur des Cowboys fringants, Karl Tremblay, lors des célébrations de la Fête nationale qui auront lieu le 24 juin au parc de la Commune à Varennes. L’hommage se fera en deuxième partie, soit après 19h30. En première partie, le groupe interprètera plusieurs chansons emblématiques du patrimoine musical au Québec.