DPJ de la Montérégie : une légère baisse de signalements « encourageante »

Marie-Josée Audette demeure prudente lorsqu’on lui demande de commenter la baisse de signalements reçus à la DPJ de la Montérégie lors du bilan 2023-2024. «Je considère que c’est une très petite baisse», nuance la directrice de l’organisation, soulignant néanmoins que le tout est encourageant après quelques années de hausse.

La DPJ de la Montérégie a traité 20 626 signalements d’avril 2023 à mars 2024, une diminution de 194 par rapport à la période précédente. De ceux-ci, elle en a retenu 5 678, une baisse de 127 comparativement à l’exercice 2022-2023.

«C’est encourageant parce que pendant cinq ans, on a augmenté de façon importante le nombre de signalements», explique Mme Audette. Celle-ci estime cependant que ce chiffre demeure «énorme».

Pour plusieurs autres données, tels le taux de rétention des signalements (27,53%), la provenance des signalements (31,7% par des employés d’organismes publics), ainsi que le pourcentage des enfants pris à charge qui demeure dans le milieu familial (42,3%) ou avec un proche (16,25%), les chiffres ressemblent à ceux de l’année dernière.

Là où il y a une différence importante, c’est chez les adolescents contrevenants qui ont reçu des services en vertu de la loi sur la protection de la jeunesse. Ils étaient 1504 l’an dernier. Cette année, ce chiffre a grimpé à 1 744.

«Nous sommes revenus à des taux prépandémie. […] Sans nous inquiéter, c’est sûr qu’on va exercer une vigilance pour s’assurer qu’on n’est pas dans une pente ascendante au niveau de la délinquance», informe la directrice, évoquant certains crimes en hausse, dont les vols d’auto.

La main-d’œuvre, encore un problème

Les problèmes de main-d’œuvre dans l’organisation, évoqués lors de la présentation des deux bilans précédents, sont encore bien présents.

Selon Marie-Josée Audette, le problème s’est même accentué «malgré tous les efforts et stratégies mises en place». Conséquence directe de cet enjeu : des listes d’attente plus longue pour les cas moins urgents. «C’est contre notre désir, parce qu’on sait que les enfants, plus on intervient tôt, moins grands seront les impacts.»

«C’est sûr que les enfants qui requièrent des services urgents, ils vont toujours être traités», assure-t-elle cependant.

Comment contrer cette tendance? «On réfère souvent la protection de la jeunesse aux soins intensifs. Alors, il faut lui donner tous les moyens pour jouer son rôle», croit Mme Audette.

Violence conjugale

Le thème du bilan 2023-2024 portait sur les enfants exposés à la violence conjugale. Un enjeu d’actualité alors qu’un changement législatif, effectif depuis le 26 avril 2023, permet d’effectuer un signalement ou une intervention pour motif d’exposition à de la violence conjugale.

Ainsi, pour la première fois en 2023-2024, les données concernant ces signalements étaient compilées. En Montérégie, ils comptaient pour 12,1 % de tous les signalements reçus, soit 2 505.

 

Aider les hommes

Alors que la violence conjugale était au cœur du bilan 2023-2024 de la DPJ, Marie-Josée Audette a rappelé que la majorité de ceux qui font de la violence conjugale sont des hommes.

Mario Trépanier, coordonnateur à l’organisme Via l’Anse, qui travaille avec des hommes violents, a expliqué comment cette réalité peut affecter les enfants.

«Il y a souvent une minimisation des conséquences. Je saute une coche, je crie, je hurle. Après j’ai l’impression d’avoir la paix, que tout est réglé. […] Je ne fais pas le lien après ça, quand mon enfant à des troubles de comportement, de sommeil, des problèmes de santé physique ou psychologique. Alors il faut les aider à prendre conscience de leur violence», donne-t-il en exemple.

Ce dernier travaille depuis près de 30 ans avec des hommes violents. Il a pu voir une évolution importante en la matière.

«Quand on a commencé à mesurer ça, en 1999, on était à 8%, 9% des couples [qui vivaient de la violence conjugale]. Aujourd’hui on est à 3%, 4%, avec les maisons d’hébergement, les organismes, les ressources», indique M. Trépanier, soulignant par ailleurs que la société est beaucoup moins tolérante qu’autrefois face à la violence conjugale.

 

Bouchon monstre sur l’autoroute 30 à Saint-Constant

Un bris mécanique a forcé le prolongement des travaux qui se sont déroulés cette nuit, 18 juin, sur l’autoroute 30 à la hauteur de Saint-Constant. La circulation se fait à contresens sur la chaussée ouest, entre le rang Saint-Régis sud et la rue Saint-Pierre, causant un immense bouchon de circulation en cette heure de pointe matinale, mardi.

À 8h45, la circulation est au ralenti en direction est, de Châteauguay jusqu’à Candiac. En direction ouest, le trafic est particulièrement dense entre Candiac et Saint-Constant.

La circulation est aussi compliquée sur la route 132, surtout en direction est. 

Une autre période de travaux est également prévue dans la nuit du 18 au 19 juin sur le même tronçon. 

COVID longue : un projet du CISSSMO reçoit une mention d’honneur

Le Centre intégré de santé et services sociaux de la Monteregie-Ouest (CISSSMO) a récemment reçu une mention d’honneur pour son projet Co-Vie, dans la catégorie Recherche innovation et enseignement lors de la cérémonie des Prix d’excellence du réseau de la santé et des services sociaux 2024. Le projet mise sur la réadaptation des personnes atteintes de la COVID longue.

«Nous sommes particulièrement fiers du rayonnement de ce projet qui a vu le jour grâce à l’intelligence collective de toutes les équipes, du travail interdisciplinaire, en plus de la précieuse implication des usagers partenaires», a mentionné Philippe Gribeauval, président-direction général du CISSSMO 

«Nous recevons cet honneur avec fierté et humilité en sachant que ce projet de recherche a contribué à améliorer la qualité de vie de centaines d’usagers vulnérables», a-t-il ajouté. 

L’équipe de la direction des services multidisciplinaires, de la recherche et de l’enseignement multidisciplinaire du CISSSMO, à l’aide du chercheur Simon Décary de l’Université de Sherbrooke, a travaillé sur ce projet. 

Le Centre intégré de santé et services sociaux de la Monteregie-Ouest a souligné qu’ils ont travaillé «avec acharnement» pour offrir des soins aux personnes atteintes de COVID longue, et ce, malgré la «quasi-absence de données à l’époque». 

Depuis le début du projet, plus de 675 usagers ont été accompagnés par cette équipe du CISSSMO. 

Le gouvernement nourrit le milieu agricole

Martin Caron, président et directeur général de l’Union des producteurs agricoles du Québec (UPA), a qualifié d’historique l’annonce du soutien financier du gouvernement envers ses membres. Une aide de plus de 200 M $ annoncée aux Fermes Longprés jeudi matin qui vient répondre à la grogne du milieu qui s’était mobilisé au cours des derniers mois. 

«L’entente aujourd’hui qu’on a, oui, il reste du travail à faire, a-t-il convenu. Mais il y a une ouverture et un optimisme qui est là. On sent que le gouvernement, avec la collaboration de M. Lamontagne [ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation], qu’il y a un engagement qui est pris. Il faut être optimiste par rapport à l’avenir.»
Les principales mesures annoncées viennent répondre à l’amélioration de l’environnement d’affaires, aux changements climatiques et la lourdeur administrative. Le tout correspond à plus de 200 M $ soutient le gouvernement.

«Les aléas économiques et météorologiques de la dernière année ont mis à mal la stabilité et la pérennité de plusieurs de nos entreprises, a affirmé le ministre Lamontagne. Dans une situation comme ça, ça nous appelait à être solidaire de nos producteurs et on l’exprime au nom de tous les Québécois.»

L’écho des manifestations

En avril dernier, les agriculteurs avaient fait résonner leur grogne au Québec. À Vaudreuil-Dorion, ils étaient quelques centaines réunis dans un stationnement commercial.

«Les gens témoignaient d’une inquiétude, a répondu André Lamontagne. Il y a 29 000 entreprises agricoles au Québec; il n’y en a pas 10 000 qui se ressemblent. Elles ont des réalités différentes et elles voulaient qu’on leur porte attention.»

Il a ajouté que plusieurs ministères ont collaboré depuis le mois de mai pour arriver à l’entente qui a été présentée jeudi à Les Cèdres. 

«On vivait une crise en agriculture avec des enjeux qui étaient là, a rappelé le PDG de l’UPA du Québec. On voulait cibler ces enjeux de la crise pour aider. Notamment les jeunes de la relève.»

Vers une politique bioalimentaire

Martin Caron a maintes fois répété que l’agriculture devrait être la principale priorité du gouvernement. Que ses entreprises ont des répercussions dans toutes les sphères économiques, sociales et même la santé. «Une ferme, ça ne sert pas juste à nourrir, a-t-il dit. C’est un écosystème.»

D’autres enjeux subsistent. Que ce soit en main-d’œuvre, en environnement, avec les changements climatiques ou la protection des terres agricoles. Le renouvellement de la politique bioalimentaire viendra répondre à ces sujets avec une vision pour la prochaine décennie. Le précédent plan d’actions en ce sens est échu depuis 2023.

Quelques mesures annoncées

  • Initiative ministérielle pour limiter les impacts de la sécheresse exceptionnelle survenue en Abitibi-Témiscamingue en 2023 – 1,6 M $
  • Programme Investissement Croissance Durable – 30 M $
  • Programme de protection contre la hausse des taux d’intérêt – Sécuri-Taux Relève – 37,1 M $
  • Agri-Relance et programme ponctuel maraîchers, fraises et framboises – À confirmer à l’issue de négociations avec gouvernement le fédéral
  • Allègements rapides en environnement – 36,8 M $ (en économie)
  • Soutien à la lutte et à l’adaptation aux changements climatiques – 106 M $

Meurtre à La Prairie : Zoé Boutin connaîtra sa sentence à l’automne

Zoé Boutin, accusée d’outrage au cadavre de Luc Lafontaine, en octobre 2022, connaîtra la date de sa sentence en septembre. Les deux parties ont procédé à l’étape des plaidoiries au palais de justice de Longueuil, le 14 juin.

Zoé Boutin a pris la parole pendant l’audience pour dire qu’elle regrettait terriblement ses gestes et qu’elle éprouvait des remords.

Peu de temps après sa remise en liberté, elle a recouru à des services psychologiques pour connaître «la source de ses actions». En larmes, elle a dit souffrir d’un trouble d’attachement qui fait en sorte qu’elle souhaite aider tout le monde pour combler ce manque. Elle voyait Nicolas Côté comme son ami de cœur, alors que ce dernier la considérait comme une fréquentation, selon ses dires.

«Au moment des événements, j’étais dans une relation que je considérais toxique, a-t-elle indiqué dans la salle d’audience. J’étais très attachée à lui.»

Après que le meurtrier lui ait avoué son crime, Zoé Boutin lui a manifesté son désaccord envers ses actions, selon l’exposé conjoint des faits obtenu par le Journal. La Sainte-Catherinoise l’a aidé puisqu’«elle voulait juste en finir le plus vite possible avec cette histoire». Celle qui ressentait une pression affective dit avoir agi ainsi à cette époque par loyauté envers lui.

Lors de son interrogatoire à la suite de son arrestation, elle a décidé de collaborer avec les policiers après l’écoute d’un message enregistré de sa mère qui l’invitait «à être loyale à elle-même, à ses parents, à ses sœurs et à mamie et à prendre les bonnes décisions».

Plaidoiries

La Couronne, représentée par Me Sylvie Villeneuve, réclame 12 mois de prison dans la collectivité, avec un maximum de 240 heures de travaux communautaires exécutés sur une période de 9 mois, suivi d’une période de probation d’un an, alors que la défense suggère une absolution conditionnelle, tout en étant ouverte aux travaux communautaires. Le juge Serge Délisle a pris la cause en délibéré et proposera une date du dépôt de la sentence, le 6 septembre.

Pour justifier la peine proposée, Me Villeneuve note les facteurs aggravants tels que le choix conscient de Zoé Boutin d’aider l’accusé Nicolas Côté à se débarrasser du corps de la victime. De plus, elle mentionne que l’accusée a pris la nuit pour y penser lorsque son copain lui a avoué le crime et elle a continué à lui venir en aide malgré ses aveux.

La Couronne n’est pas d’accord avec la suggestion d’une absolution conditionnelle, puisqu’elle estime que la peine pourrait briser la confiance du public en la justice. Elle pense que sa suggestion est raisonnable dans les circonstances et que d’autres individus ont eu des peines plus sévères dans des causes similaires au Canada.

Du côté de la défense, représentée par Me Martin Latour, elle croit qu’une peine d’emprisonnement de 12 mois dans la collectivité serait une privation de la liberté de Zoé Boutin. De plus, Me Latour a rappelé certains éléments de l’exposé conjoint des faits, plaidant que sa cliente ne savait pas au départ qu’elle transportait un corps avant que Nicolas Côté fasse ses aveux. Me Latour note que Zoé Boutin a déjà vécu des conséquences pour son geste, qu’elle a des regrets, qu’elle s’est reprise en main depuis son arrestation et qu’elle a respecté ses conditions de remise en liberté pendant le processus judiciaire.

Décision

Devant la complexité du dossier, le juge Délisle prendra l’été pour réfléchir et déterminera la date du dépôt de la sentence, le 6 septembre. Lors des plaidoiries, il a noté la pression affective que l’accusée a pu subir, sa collaboration avec la police et son risque quasi nul de récidive.

La Couronne a lu une lettre écrite par la famille de Luc Lafontaine adressée à Zoé Boutin. Les membres de la famille ont partagé l’impact de sa décision sur leur vie, l’état dans lequel ils étaient lors de la disparition de M. Lafontaine et l’ont tenue responsable d’avoir gardé le silence après le meurtre et d’avoir aidé l’accusé à se débarrasser du corps. Néanmoins, ils lui souhaitent de prendre le chemin vers la guérison.

Après avoir écouté le contenu de la lettre, Zoé Boutin dit avoir réalisé «qu’elle a fait un grand mal à la famille».

«Rien ne va pouvoir justifier ce que j’ai fait», a-t-elle confié lors de l’audience.

À noter que Nicolas Côté, reconnu coupable de meurtre au 2e degré de Luc Lafontaine, reviendra en cour le 18 juin.

Un prix citron pour l’Hôpital Anna-Laberge en santé mentale

L’Hôpital Anna-Laberge est le récipiendaire du Prix citron remis cette année par l’Association des Groupes d’intervention en défense des droits en santé mentale du Québec. 

Ce prix peu flatteur est décerné à l’hôpital châteauguois en lien avec le dossier de Christine Caron, décédée le 21 décembre 2022 à la suite d’une tentative de suicide.

Après avoir fait de nombreuses demandes d’aide à l’urgence de l’Hôpital Anna-Laberge de Châteauguay, elle avait malheureusement subi des propos désobligeants et stigmatisants à son endroit et ce, de la part d’un médecin qui lui aurait dit : « si tu avais voulu te suicider, tu l’aurais déjà fait et tu veux juste faire un show pour attirer l’attention », raconte l’Association dans un communiqué.

La jeune fille est finalement retrouvée par des proches, dans sa chambre le 18 décembre « dans un état de conscience très altéré » à la suite d’une tentative de suicide. Elle est malheureusement décédée trois jours plus tard.

Christine Caron. (Photo d’archives)

« Par-delà cette très mauvaise intervention non thérapeutique, au-delà de pratiques (normalement) automatiques d’évaluation du potentiel du risque suicidaire des personnes se présentant aux urgences, nos observations terrain nous confirment que des approches différenciées existent en fonction de certains diagnostics (de santé mentale) précis dans le réseau de la santé, notamment aux urgences. Le trouble de personnalité limite (TPL) est le diagnostic honteux, difficile à tolérer, souvent perçu comme intraitable par les divers intervenants de plancher. À l’opposé, il fait souvent l’objet de doléances et de difficultés d’accès aux soins et services par ces personnes et les proches qui nous consultent », relate David-Alexandre Grisé, coordonnateur du Collectif de défense des droits de la Montérégie (CDDM).

Dans ses recommandations au CISSSMO à la suite de ce décès, la coroner Julie-Kim Godin indiquait qu’il fallait améliorer l’offre de soins et services pour les personnes vivant avec un trouble de la personnalité, mettre en place systématiquement «des filets de sécurité adéquats pour les usagers vulnérables au suicide ou ayant traversé une crise avant de leur donner leur congé hospitalier. Ces filets de sécurité impliqueraient les équipes de soins, mais aussi les proches du patient.

Le père réagit

À la suite de cette annonce, le père de Christine Caron, Stéphane Caron, a réagi avec une publication sur sa page Facebook.

 «C’est plate à dire mais au moins j’espère que ce prix les aidera à réaliser, ainsi que toutes les urgences des hôpitaux du Québec, toute la stigmatisation dont sont victimes ceux qui souffrent de maladie mentale. Ils sont très souvent renvoyés chez-eux, si bien qu’à force de se frapper le nez sur des portes closes ils perdent espoir et finissent par se suicider, écrit-il. Ce prix aidera peut-être un peu à réaliser le dernier souhait de Kine: Je l’espère vraiment…que ma mort aidera à changer les choses…Qu’elles ne resteront pas comme elles sont présentement.»

Le CISSS de la Montérégie-Ouest n’avait émis aucune réaction concernant ce Prix citron au moment d’écrire ces lignes. Néanmoins, on avait annoncé en décembre 2022, la construction d’un nouveau complexe modulaire estimé à 34 M$ pour l’hôpital Anna-Laberge.

Celui-ci devrait inclure une unité d’intervention brève en santé mentale de 5 lits, une unité d’hospitalisation brève de 10 lits et une unité de courte durée de 25 lits.

 

La route 132 sera fermée durant une à deux nuits

L’autoroute 20/route 132 en direction est, entre les boulevards Taschereau et Roland-Therrien à Longueuil, sera fermée pendant une nuit, soit du vendredi 14 juin 22h au samedi 15 juin, 7h.

Le Réseau de transport de Longueuil effectuera le marquage permettant l’utilisation des accotements par les autobus.

Cette fermeture sera remise au lendemain en cas de pluie et le ministère des Transports et de la Mobilité durable laisse entendre qu’une fermeture similaire pourrait aussi s’appliquer du samedi, 22h au dimanche, 8h, «au besoin». 

«Les usagers de la route devront emprunter la bretelle de sortie no 82 (boulevard Taschereau/Pont Jacques-Cartier/Montréal)», informe le Ministère.

Un détour est prévu pour les usagers de la route en provenance du boulevard Taschereau (par la rue du Bord-de-l’Eau).

La bretelle menant du boulevard Roland-Therrien à l’autoroute 20/route 132 en direction est restera ouverte.

Asphaltage

Par ailleurs, le chantier d’asphaltage prévu sur le boulevard Taschereau, entre l’autoroute 20 (route 132) et le pont Jacques-Cartier, commencera ce vendredi.

De nombreuses bretelles, dont celles dans l’échangeur avec l’autoroute 20 (route 132), seront asphaltées. Le chantier se poursuivra jusqu’à l’automne. 

Saint-Constant à couteaux tirés avec ses cols bleus et cols blancs

Les négociations entre la Ville de Saint-Constant et ses employés cols bleus et cols blancs sont au point mort en vue du renouvellement de leur convention collective, au point où la Ville a demandé l’intervention d’un conciliateur du gouvernement provincial pour faire débloquer l’impasse. 

Ces deux conventions collectives sont échues depuis le 31 décembre 2022, indique Marilyne Blanchet, la conseillère syndicale responsable du local 2566 du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP).

Ce syndicat représente une quarantaine de cols blancs de Saint-Constant, 70 cols bleus, en plus de quelque 150 employés des camps de jour.

Les négociations en vue d’une nouvelle convention collective ont été entreprises à l’été 2023 par les deux parties et sept rencontres de négociation ont lieu tant pour les employés cols bleus que cols blancs. Mais le syndicat dit déplorer le manque d’ouverture de la partie patronale dans les pourparlers. 

Il est question d’un blocage au niveau du principe d’équité touchant les questions des salaires et des assurances. «On souhaite que l’intervention d’un conciliateur puisse amener la Ville à une meilleure écoute face à nos revendications», mentionne la conseillère syndicale.

Depuis le 20 avril, les deux groupes d’employés refusent d’effectuer tout temps supplémentaire et l’absence d’une entente pourrait éventuellement mener à un mandat de grève dès cet été, indique Mme Blanchet.

De son côté, le maire Jean-Claude Boyer a fait savoir qu’il réserve ses commentaires pour le lendemain de la prochaine rencontre de conciliation prévue le lundi 17 juin. 

Entente au Complexe aquatique

La Ville a néanmoins annoncé avoir convenu d’une entente avec les représentants du personnel de l’aquatique et de l’entretien du Complexe aquatique d’ici jusqu’au 31 décembre 2029.

Les deux parties ont procédé à la signature de la nouvelle convention collective des employés du Complexe aquatique. (Photo Ville de Saint-Constant)

« Le processus de négociation a été remarquablement efficace, déclare le maire Boyer dans un communiqué. En effet, seulement deux rencontres ont suffi pour parvenir à un accord satisfaisant. Les discussions se sont déroulées dans un esprit de coopération et de respect mutuel exemplaire. »

La Ville estime que cette convention collective marque une étape importante à la suite de la reprise du Complexe aquatique de Saint-Constant par la ville le 1er septembre 2023 dernier. On ignore toutefois les conditions qu’elle prévoit pour les employés.

Les travaux d’entretien se poursuivent sur l’A-30

A30 Express informe que d’autres travaux d’entretien se dérouleront sur l’autoroute 30, notamment à la hauteur de Saint-Constant. 

Depuis le mardi 11 juin et jusqu’au 14 juin, la voie de gauche et la voie de droite de l’autoroute 30 dans les deux directions entre les sorties pour les autoroutes 530 et 520 seront fermées en alternance, de 20h à 6h. 

Du 17 au 18 juin, de 20h à 6h, l’autoroute en direction Est sera fermée sur 3 km à la hauteur de Saint-Constant. La circulation se fera à contresens sur l’autoroute en direction Ouest. 

Puis, du 18 au 19 juin, de 20h à 6h, des détours similaires seront en place, mais dans la direction inverse. L’autoroute Ouest sera fermée sur 3 km à la hauteur de Saint-Constant, tandis que la circulation se fera à contresens en direction Est. 

A30 Express rappelle que la date à laquelle les travaux mentionnés ci-dessus est sujette à changement.

 

Bilan routier 2023 : plus de décès en Montérégie

Le nombre de décès survenus sur les routes de la Montérégie en 2023 est en hausse de 19,1% par rapport à la moyenne observée de 2018 à 2022, selon un bilan dressé par la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ). La moyenne nationale se situe à 7,5%.

Les 61 décès survenus sur les routes font de la Montérégie la région ayant le pire bilan de toute la province en 2023. Le chiffre est en hausse de 22% par rapport à l’année dernière.

Toutefois, le bilan demeure positif pour la SAAQ, qui dénombre 186 personnes blessées gravement dans la région, soit une diminution de 6,8 % par rapport à la moyenne des cinq dernières années. Le nombre de personnes blessées légèrement, qui s’élève à 4 320, a également connu une diminution de 12,4%.

Concernant l’ensemble des victimes, ce sont 4 567 personnes qui ont subi des dommages corporels dans une collision routière en 2023, soit 11,9 % de moins par rapport à la moyenne de 2018 à 2022.

«L’amélioration du bilan routier est la preuve que la sensibilisation, jumelée au contrôle policier et au renforcement de la législation, amène un changement de comportement dans la population québécoise, soutient Éric Ducharme, PDG de la SAAQ. Je veux saluer la contribution et les efforts de nos différents partenaires, particulièrement ceux des corps policiers du Québec. C’est la somme des actions qui permet de diminuer le nombre de victimes. Il faut poursuivre dans cette voie.»

Au Québec

À l’échelle de la province, c’est la hausse des décès chez les jeunes de 15 à 24 ans qui retient l’attention, celle-ci ayant augmenté de 37,1% par rapport à la moyenne des cinq dernières années.

Du côté des des accidents impliquant des piétons, la SAAQ note néanmoins une baisse de décès chez les piétons, passant de 82 à 63 depuis l’année dernière, une baisse de 23,2%. Même si le bilan est positif, l’organisme Piétons Québec estime que «chaque décès est une tragédie évitable».

«Bien que le nombre de décès ait diminué, rappelons que 2022 a été marquée par le pire bilan pour les piétons en 15 ans, fait savoir la directrice générale Sandrine Cabana-Degani. […] Ces 63 vies perdues sont autant de raisons de multiplier les efforts pour améliorer la sécurité des personnes qui se déplacent à pied au Québec. Le gouvernement du Québec et les municipalités doivent prioriser l’application de l’approche Vision zéro décès et blessés graves notamment par la réduction des vitesses pratiquées, mais aussi du nombre et de la taille des véhicules sur nos routes.»

C’est sur ce dernier aspect que l’organisme aimerait plus de précisions dans le rapport de la SAAQ. Piétons Québec estime que «l’augmentation du nombre, de la taille et du poids des véhicules sur la route est inquiétante» et que «le bilan routier actuel ne distingue pas les camions légers des automobiles».

«L’impact des camions légers sur les collisions avec les personnes les plus vulnérables doit impérativement être mesuré dans les prochains bilans routiers de la SAAQ, croit Mme Cabana-Degani. Il est difficile d’agir sur ce que l’on ne mesure pas.»