Après-bal : Mise en garde sur «des événements disgracieux»

Le Centre de services scolaire des Grandes-Seigneuries met en garde les parents d’élèves de 4e et 5e secondaire sur la tenue d’un événement de type après-bal, prévu le 29 juin, à Saint-Calixte, dans Lanaudière, où des événements disgracieux impliquant de la drogue et des actes sexuels non consentants seraient planifiés par certains individus.

La Régie intermunicipale de police de Roussillon a été informée de rumeurs préoccupantes en lien avec cette soirée. «Les policiers prennent ces rumeurs très au sérieux et vous recommandent d’être extrêmement vigilants et même de reconsidérer la présence de votre jeune à cette soirée, s’il avait prévu y être», mentionne le CSSDGS dans une lettre adressée aux parents dont Le Reflet a obtenu copie le 25 juin.

«Nous tenons à vous souligner que cette soirée ni aucune autre soirée de type après-bal n’est organisée par l’une ou l’autre des écoles secondaires du Centre de services scolaire des Grandes-Seigneuries (CSSDGS) et que, contrairement au bal, aucun membre de notre personnel n’y sera pour assurer une surveillance et un encadrement», martèle le centre scolaire.

Le CSSDGS indique qu’une enquête est en cours par la Régie intermunicipale de police Roussillon pour déterminer l’exactitude des informations obtenues et procéder à des arrestations, le cas échéant. La police est également en contact avec la Sûreté du Québec, qui est responsable du territoire à Saint-Calixte et qui prévoit déployer des effectifs lors de cette soirée. Des élèves des écoles du CSSDGS ont prévu participer à l’événement.

«Dans un cadre plus large, nous encourageons vivement nos élèves à être prudents et à demeurer vigilants lors des événements prévus à l’extérieur du milieu scolaire. Nous croyons qu’il s’agit aussi d’une occasion pour vous, si ce n’est pas déjà fait, d’ouvrir le dialogue avec votre enfant pour le sensibiliser, notamment, aux conséquences d’une consommation excessive et aux autres abus possibles pouvant entraîner des répercussions négatives sur lui ou sur autrui», soutient le CSSDGS.

400 appels de plus au Comité logement Rive-Sud

La crise du logement continue de sévir dans la région. À l’approche du 1er juillet, plusieurs vivent le stress de ne pas avoir un toit adéquat au-dessus de leur tête. Une situation que constate le Comité logement Rive-Sud qui dit être débordé par le nombre d’appels.

«La situation ne s’améliore pas, confirme Marco Monzon, directeur général du Comité logement Rive-Sud. On travaille, avec l’aide de partenaires, à trouver des mesures d’urgence.»

En même temps, avec un échéancier aussi serré, les solutions sont peu nombreuses. M. Monzon a laissé savoir que par le passé, il était possible de dénicher des logements de dernière minute. Mais la situation s’est détériorée au fil des ans.

«On parle de taux d’inoccupation bas partout, laisse-t-il savoir. Autour de 1 %. Mais ce que ce chiffre ne dit pas, c’est le prix de ces logements. Ce n’est pas nécessairement ce que les gens ont la capacité de payer.»

Des appels plus tôt

Le Comité logement Rive-Sud a décodé que la situation ne s’améliorait pas puisque les appels de gens craintifs ont résonné plus tôt cette année. Ils sont également plus nombreux. «On a compilé nos statistiques à la fin du mois de mars et on a constaté 400 appels de plus que l’an passé, a précisé le directeur général du Comité logement Rive-Sud. Pour un total de 3200 dans la dernière année. Les gens nous disent qu’il n’y a pas plus de logements disponibles et que ceux qui restent sont plus chers pour les ménages à faible revenu.»

D’autres campements à prévoir ?

La crise du logement exacerbe le phénomène de l’itinérance. À Longueuil, les campements ne passent pas inaperçus. «La tendance est très lourde, mais l’itinérance n’est pas juste une question de logement, explique M. Monzon. Mais les campements viennent démontrer qu’il y a un enjeu de société préoccupant.»

Déjà, son équipe pouvait identifier un profil type de la personne vulnérable à se loger. Mais dans un contexte économique précaire, personne, ou presque, n’est épargnée. La classe moyenne peine aussi à se trouver un logement. 

La responsabilité des villes

L’an dernier, le Chantier territorial en logement social, regroupement au sein duquel on comptait le Comité logement Rive-Sud, avait contacté les municipalités de la MRC du Roussillon afin de les inviter à faire partie de la solution à la crise du logement.

«On a eu quelques rencontres avec des élus, fait remarquer M. Monzon. On fera des relances bientôt, mais je sens qu’il y a beaucoup moins d’engouement. Il y a des initiatives lancées, mais j’ai l’impression que beaucoup de villes ne savent pas par où prendre la situation.»

Il a aussi observé que certaines villes semblaient vouloir se dégager d’une quelconque responsabilité sur le phénomène. 

Il est d’avis que les villes peuvent protéger le parc locatif afin d’éviter la transformation en logements temporaires de type Airbnb. «Il faut protéger les logements des soubresauts du marché, a-t-il lancé. Les villes doivent aussi se doter d’un règlement sur la salubrité.»

Il salue le projet de Loi pour contrer les évictions, mais il se désole de voir qu’il ne va pas assez loin pour contrer tous les stratagèmes utilisés par les propriétaires. 

Violence et démissions constatées au sein du personnel de soutien scolaire

 

Les dirigeants de la Fédération du personnel de soutien scolaire (CSQ) ont profité de leur passage dans la région pour manifester leur préoccupation face à un phénomène de violence dans les écoles qui entraîne un nombre important de démissions dans les centres de services scolaires de la Montérégie.

Le personnel de soutien scolaire compte notamment le personnel administratif, d’entretien ménager et éducateurs spécialisés, entre autres. Depuis 5 ans, on a enregistré plus de 2700 démissions au sein du personnel de soutien scolaire en Montérégie, excluant les départs à la retraite (voir tableau). 

Pour Carol-Anne Dupré, présidente par intérim du Syndicat du personnel de soutien des Trois-Lacs, les raisons derrière ces démissions sont variées. « Le manque de reconnaissance, les conditions de travail précaires, le manque de ressources et la surcharge de travail sont autant de facteurs qui poussent le personnel de soutien scolaire à prendre la décision difficile de quitter leur emploi dans le domaine de l’éducation ».

Des coups, des injures etc.

Un sondage mené auprès du personnel de soutien scolaire du Centre de services scolaire des Trois-Lacs, dans le secteur de Vaudreuil-Soulanges, révèle que plus du tiers des répondants (35%) se dit victime de violence physique, principalement de la part d’élèves. Un phénomène qui inquiète leur syndicat.

Les gestes de violence portées à l’égard du personnel de soutien s’inscrivent dans ces diverses problématiques. Le sondage mené auprès des 5127 syndiqués, dont 180 au CSSTL, fait état de cris, se faire lancer un objet, des coups, égratignures, morsures, bousculades et propos injurieux.

Le vice-président aux relations de travail et à la vie professionnelle de la Fédération, Dominic Latouche, fait valoir qu’il n’y a pas suffisamment de mesures prise en matière de prévention pour réduire la violence.

Il estime que le Plan de prévention de la violence et de l’intimidation dans les écoles, présenté par le ministre Bernard Drainville tarde à offrir des mesures concrètes et immédiates. Mme Dupré ajoute que les directions d’école ont aussi le réflexe de banaliser ce genre de gestes et offrent peu de soutien.

Il en résulte une hausse des démissions du personnel et incidemment une perte d’expertise considérable, du nouveau personnel à former et une surcharge de travail pour ceux qui restent en poste.

À cet égard, Carol-Anne Dupré précise que « plusieurs de nos membres abandonnent leur poste pour des entreprises de la région, car nous sommes moins compétitifs pour attirer et retenir le personnel… ils sont assurés d’obtenir plus d’heures de travail, une charge parfois moins lourde pour un salaire souvent plus avantageux. »

Bibliothèques : quelles villes appliquent encore des frais de retard ?

Quelques villes de la Rive-Sud appliquent encore les frais de retard dans leur bibliothèque, allant en contre-sens de la recommandation de l’Association des bibliothèques publiques du Québec (ABPQ). Pourquoi et combien rapportent-ils?

Longueuil 

Questionné en septembre 2022 sur la possibilité d’abolir les frais de retard, la Ville avait indiqué être en réflexion. Une position qu’elle maintient, près de deux ans plus tard. 

«La Ville est en constante réflexion au sujet des frais et des politiques à appliquer en regard des données disponibles, incluant les disponibilités budgétaires», mentionne-t-elle.

Ces dernières expliquent notamment pourquoi ils sont jusqu’à maintenant maintenus. 

En 2023, les frais de retard ont rapporté 98 322$ à la Ville de Longueuil.

À cette somme s’ajoutent un peu plus de 13 000$ provenant des frais de location de CD et DVD . «Les éliminer entraînerait un manque à gagner conséquent pour la Ville», soutient-elle, alors qu’il n’est pas envisagé de mettre fin à ces frais de location.  

Brossard 

Les frais de retard ont engendré des revenus de 32 212$ à la bibliothèque de Brossard Georgette-Lepage.
La Ville n’envisage pas de les abolir.

Saint-Philippe

La Municipalité affirme que la question de l’abolition des frais de retard à la bibliothèque Le Vaisseau d’or est un «dossier en cours», mais elle ne reçoit pas de demande spécifique en ce sens des usagers.

«Les frais de retard ont pour objectif principal d’inciter les usagers à rapporter les emprunts dans le délai prescrit afin que les documents puissent circuler dans la communauté», précise Marilou Robert, directrice des communications. 
En 2023, ils ont rapporté 2 042$.

Les frais de retard sont toutefois abolis durant le mois de décembre. 

Valleyfield 

La question d’abolition de frais de retard à la bibliothèque Armand-Frappier, à sa succursale de Saint-Timothée et à la bibliothèque Maxime-Raymond est actuellement analysée par la Ville de Salaberry-de-Valleyfield. 

«Nous reconnaissons qu’il peut s’agir d’un gain considérable pour la mission d’inclusion sociale des bibliothèques, signifie Valérie St-Onge, conseillère en communication. Une décision sera prise au cours des prochains mois à cet effet.»

Ces frais représentent des revenus d’environ 10 000$ l’an dernier.
 
Sainte-Julie

Du côté de Sainte-Julie, les amendes, incluant celle pour les livres endommagés ou perdus, ont rapporté 22 505$ à la bibliothèque. 

«Concernant les frais de retard, cela a été longuement réfléchi à l’époque, car nous souhaitions nous doter d’un mécanisme pour nous assurer, par respect pour tous les usagers, que les volumes puissent être retournés à temps afin d’être consultés par les autres usagers sur la liste d’attente», souligne Julie Martin, directrice des communications et des relations avec les citoyens.

La Ville poursuit sa réflexion afin de s’assurer que les usagers ramènent les livres à la date d’échéance prévue.

 

Pourquoi abolir les frais de retard ?  

L’ABPQ prône l’abolition des frais de retard qui, juge-t-elle, «peuvent constituer une barrière économique qui entrave l’accès aux ressources et aux services des bibliothèques pour les personnes financièrement défavorisées au sein de nos communautés, en particulier les mineurs».

Elle relève qu’ils peuvent également être source de conflit entre le personnel et les citoyens. 

Au Québec, 675 villes, dont 66 en Montérégie, ont aboli les frais de retard. Cela représente 65% des bibliothèques publiques. 

 

Six entreprises exportatrices honorées lors du MercadOr Montérégie

Six entreprises de la Montérégie-Ouest ont été honorées à l’occasion de la remise des prix régionaux MercadOr Montérégie qui s’est tenue le 13 juin à l’hôtel Escad à Brossard.

L’événement organisé par Commerce International Québec Montérégie-Ouest (CIQMO) en collaboration avec Expansion PME, a rassemblé les acteurs clés de la région pour célébrer les réalisations exceptionnelles des entreprises exportatrices.

Les lauréats de la région Montérégie-Ouest sont :

•    Diversification de marchés d’affaires 
o    Hardware Rebels (9392-4116 Québec inc.) (Rigaud)
o    E.C.I. Networks inc. (Rigaud)

•    Croissance soutenue à l’exportation
o    UM inc. (St-Remi)
o    Euthabag (Solutions Vetceterra inc.) (Hemmingford)

•    Leader à l’export 
o    Produits Zinda inc. (Candiac)

•    Coup de cœur : 
o    CCTN Ltée (Saint-Constant)

La région Montérégie-Ouest sera donc fièrement représentée lors du Gala provincial MercadOr qui se tiendra le 14 novembre prochain.

MercadOr Québec est un gala de remise de prix conçu pour célébrer et offrir une visibilité positive aux entreprises exportatrices de toutes les régions du Québec. Chaque édition régionale met en avant les entreprises locales et leur donne l’occasion de briller sur la scène provinciale.

En juillet prochain, un comité national sélectionnera les finalistes provinciaux parmi toutes les candidatures reçues dans le cadre du processus de sélection des finalistes provinciaux. Le 26 août, les finalistes nationaux seront annoncés, marquant une étape clé de cette prestigieuse compétition.

Le point culminant de cette célébration aura lieu le 14 novembre 2024 lors du Gala MercadOr Québec, qui se tiendra pour la première fois dans la ville de Lévis, offrant une occasion unique de reconnaître et d’honorer les accomplissements exceptionnels des finalistes à l’échelle provinciale et nationale.
 

Plusieurs chantiers en simultané à Sainte-Catherine

La Ville de Sainte-Catherine informe que plusieurs chantiers se dérouleront simultanément cet été. «Étant donné la proximité des écoles, les travaux sont prévus pendant la pause estivale. Considérant les vacances de la construction, il y a donc seulement 6 semaines pour effectuer ces travaux, ce qui explique les chantiers simultanés», précise la Municipalité au Reflet. 

Boul. Marie-Victorin

Le boul. Marie-Victorin, entre la rue Jogues à Sainte-Catherine et la limite de Delson, sera complètement fermé à la circulation du 25 juin au 19 juillet.

La Municipalité procédera à l’installation du pavage final, des bordures et des trottoirs, à la construction de traverses en pavé uni et à la réparation de déficiences en lien avec la réfection de ce secteur réalisée en 2023. Aucune circulation ne sera possible sur Marie-Victorin dans la zone de travaux, précise la Ville.

Les usagers de la route devront faire le détour par la rue Jogues, le boul. Saint-Laurent et la rue Principale à Delson. Les commerces situés sur le boul. Marie-Victorin à Delson, dont la clinique médicale Le Trait d’union, demeureront accessibles. 

Boul. des Écluses 

Du 25 juin au 30 août, la circulation sur le boul. des Écluses se fera sur une seule voie à contresens, entre le boul. Saint-Laurent et le boul. Marie-Victorin. Des signaleurs et de la signalisation temporaire seront sur place pour faciliter les déplacements. 

Les travaux qui y sont prévus comprennent le planage du pavage, la mise en place d’une nouvelle couche d’asphalte ainsi que la réfection de trottoirs et de bordures à certains endroits. 

Les cyclistes devront emprunter d’autres pistes cyclables dans le secteur pour circuler. 

Rue Lamarche 

Du 25 juin au 19 juillet, la rue Lamarche sera entravée entre le boul. Marie-Victorin et le parc de la Providence, alors qu’elle entrera dans sa dernière phase de travaux. Ceux-ci consisteront à l’installation du pavage final, aux bordures et trottoirs, à la construction de traverses en pavé uni et à la réparation de déficiences en lien avec les travaux réalisés l’année dernière.

La circulation locale sera permise, sauf pendant l’étape du pavage qui entraînera la fermeture complète de la rue pendant environ deux jours à déterminer. 

Rues des Bateliers et du Phare

La Ville informe que des travaux sont également prévus sur les rues des Bateliers et du Phare, du 2 juillet au 6 septembre. Cependant, les détails restent à confirmer et seront dévoilés plus tard. 

Mairie de La Prairie : un citoyen annonce déjà sa candidature

Plus d’un an avant les élections municipales prévues à l’automne 2025, un premier citoyen a annoncé sa candidature à la mairie de La Prairie. Dans un communiqué qu’il a fait parvenir le 20 juin, Normand Vocino dit vouloir «travailler en étroite collaboration avec tous les membres de notre communauté pour bâtir une ville plus prospère, inclusive et durable».

Celui qui se considère profondément attaché à sa communauté dévoile que sa plateforme de campagne se concentre sur quatre axes principaux. Entre autres, il désire s’attaquer à la qualité de vie afin de «renforcer les services communautaires, d’améliorer les infrastructures et d’assurer la sécurité de tous les résidents». Il veut également favoriser la participation citoyenne pour «encourager la transparence et la participation des citoyens dans le processus décisionnel».

De plus, Normand Vocino veut se concentrer sur l’environnement et la durabilité afin de «promouvoir des initiatives écologiques et durables et d’améliorer les espaces verts et réduire l’empreinte carbone de la ville». Il veut également se pencher sur le développement économique responsable pour «encourager les petites et moyennes entreprises locales et pour attirer de nouveaux investissements et créer des emplois».

«Au cours des prochaines semaines et des prochains mois, j’aurai l’immense privilège de vous présenter l’équipe avec laquelle j’ai l’intention de redorer l’image de la ville. Une équipe compétente, diversifiée et une équipe de talents qui a, autant que moi, à cœur le bien des Laprairiennes et des Laprairiens», a indiqué M. Vocino.

Réalisations

Normand Vocino dit avoir occupé plusieurs fonctions auprès des gouvernements municipaux, provinciaux et fédéraux et détient une grande connaissance des différents niveaux politiques canadiens. Aux dernières élections, le Laprairien était l’attaché politique du parti du maire défait Donat Serres.

M. Vocino dit avoir siégé auprès de plusieurs conseils d’administration, dont celui de la Chambre de commerce et d’industrie du Grand-Roussillon et est l’un des responsables du tournoi de golf Les petites bedaines pleines. Il est également PDG d’un cabinet de relations publiques à son nom.

Ensemble logement : une nouvelle plateforme démystifie le logement social

Huit organisations se sont rassemblées pour créer Ensemble logement, une plateforme destinée aux équipes et intervenants des municipalités des cinq MRC de l’ouest de la Montérégie, dont Roussillon. Ils souhaitent ainsi mousser la construction de logements sociaux sur leur territoire.

«[Le plan] est de ramener les informations les plus utiles pour notre public cible qui veut travailler et développer le logement», indique Maude Bégin Gaudette, travailleuse communautaire pour le Centre intégré de santé et des services sociaux de la Montérégie-Ouest (CISSSMO).

Mme Bégin Gaudette estime que le logement est un bien essentiel qui sert de point de départ dans une vie. Elle rappelle que la Société d’habitation du Québec rapportait en 2011 que chaque dollar investi dans le logement social générait 2,30$ en retombées économiques pour la communauté. Des études sont en cours pour connaître le coût sociétal lié à une personne en situation d’instabilité résidentielle qui ne peut pas se loger.

«C’est un droit et non un privilège, martèle-t-elle. Le logement social est un investissement, pas une dépense.»

Les intervenants qui souhaitent «comprendre en quoi le logement hors du marché spéculatif est une stratégie sur laquelle miser pour développer une offre en matière d’habitation qui est accessible pour tous et qui est bénéfique pour les communautés» pourront trouver une foule de renseignements  chaque étape du processus de développement de projet, estime le regroupement.

Le but est de «redonner le pouvoir aux élus d’être des alliés en matière de logement social», ont expliqué les organismes dans la présentation de la plateforme. Ils rappellent que le logement est un déterminant social de santé sur la population, puisque selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), «le logement idéal favorise la santé physique et mentale […] procure à ses occupants une certaine sécurité psychologique, des liens physiques avec leur communauté et leur culture ainsi que le moyen d’exprimer leur individualité».

Témoignages

Plusieurs intervenants ont utilisé la plateforme Ensemble logement avant son lancement, dont Miguel Lemieux, maire de Salaberry-de-Valleyfield, Isabelle Morin, conseillère municipale de Sainte-Catherine, et Isabelle Dubuc, de l’Élan des jeunes à Châteauguay. Ils ont partagé leurs commentaires lors d’une conférence en ligne le 17 juin.

«[Cette plateforme] est un avantage au niveau des définitions qui sont plus claires, estime le maire Lemieux. La définition de logement abordable est très galvaudée, puisqu’on doit abandonner la notion de marché.»

Celui qui gère une ville où il y a un taux d’inoccupation de près de 0,1% note également le côté pratique de retrouver l’ensemble des programmes offerts au même endroit, mais suggère de produire un tableau qui les différencie.

Bien qu’elle juge que les renseignements disponibles sur la plateforme sont pertinents, Mme Morin croit pour sa part que la masse d’informations peut être dense pour un élu et suggère de les resserrer. Elle aimerait également que la plateforme soit présentée aux départements de l’aménagement du territoire et du développement économique.

Quant à Mme Dubuc, elle explique que les jeunes manquent de temps pour trouver un logement durant leur séjour d’hébergement de trois mois à l’Élan des jeunes. Elle estime que cette plateforme pourrait les aider en ce sens.

La co-directrice de la ressource d’hébergement note que l’explication du syndrome du pas dans ma cour» permet de comprendre ce que la cohabitation peut amener à une communauté. D’après la Société canadienne d’hypothèque et de logement, ce syndrome fait référence à «une résistance d’une personne à accepter quelque chose représentant une menace ou qui est située sur son territoire, ou comme une résistance des résidents du voisinage à un projet de construction proposé, notamment public, qu’on considère comme dangereux, inesthétique, etc.». Le regroupement propose de renverser la vapeur en «démontrant la crédibilité du projet, ses appuis, son utilité et sa nécessité».

Organisations participantes

-CISSS de la Montérégie Ouest;

-Direction de santé publique de la Montérégie;

-Groupe de ressources techniques Sud-Ouest;

-Groupe de ressources techniques Rive-Sud;

-MRC des Jardins-de-Napierville;

-Corporation de développement communautaire des Jardins-de-Napierville;

-Pôle d’économie sociale de la Vallée-du-Haut-Saint-Laurent;

-Concertation Horizon.

Taxe sur l’immatriculation : front commun des maires contre la hausse

Plusieurs maires de la région ont pris position lors de leur dernière séance du conseil municipal contre l’augmentation de la taxe sur l’immatriculation prévue pour janvier 2025 et adoptée par la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) le mois dernier.

Le maire de Delson et représentant de la Table des préfets et élus de la Couronne Sud dans la CMM Christian Ouellette avait déjà exprimé son mécontentement dans les médias, mais la Ville a adopté une résolution en ce sens, le 11 juin.

«La Ville de Delson exprime son total désaccord à l’égard de la décision du conseil d’administration de la CMM, est-il inscrit. Elle demande que les revenus provenant des automobilistes dans chacun des secteurs puissent être alloués au déficit de chacun de ceux-ci.»

La Ville propose que la nouvelle politique de financement prenne en considération l’offre disponible pour chaque secteur, afin d’éviter de faire payer des villes pour des services qu’ils n’ont pas sur leur territoire. De plus, elle demande que la CMM pense aux industries qui ont besoin d’avoir une desserte de transport en commun performante pour être attractives sur le plan de la main-d’œuvre.

La Prairie s’est également exprimée à ce sujet lors de sa séance du conseil municipal, le 18 juin. Même si elle est voisine avec Brossard qui a voté en faveur de la hausse, elle considère qu’elle n’a pas la même offre de transport collectif sur son territoire.

«Cette augmentation de taxes ne s’accompagne d’aucune bonification des services de transport en commun pour les citoyens de La Prairie, a dénoncé le maire Frédéric Galantai par voie de communiqué. Elle sert uniquement à combler le déficit des réseaux métropolitains, ce qui est inacceptable.»

La Ville de Candiac s’est aussi prononcée sur cet enjeu alors que le maire Normand Dyotte estime qu’il est «essentiel de trouver des solutions justes et équitables pour les résidents de la Couronne Sud».

«Le développement de l’offre de transport collectif dans notre secteur accuse un retard significatif. Pourtant, les résidents de notre région devront payer plus sans bénéfices proportionnels en termes de services», déplore-t-il.

Les élus de Saint-Constant et Sainte-Catherine ont aussi adopté une résolution en ce sens. Au moment d’écrire ces lignes le 19 juin, les municipalités de Saint-Philippe et Saint-Mathieu ne s’étaient pas exprimées à ce sujet.

Des infestations de punaises de lit au CHSLD La Prairie

Un exterminateur est venu à trois reprises au CHSLD de La Prairie depuis le mois de février puisque des punaises de lit ont été détectées dans ce milieu de vie.

«Ça fait trois infestations depuis février assez, c’est assez, a réagi une femme dont un parent réside au CHSLD La Prairie. Il faut protéger nos aînés dont ma mère qui vit un calvaire depuis.»

Elle ajoute que sa mère, ainsi que les autres résidents, subissent des préjudices et vivent des inconforts et de l’incompréhension face à la situation. 

«Les sortir de leur routine, leur imposer des bains et vider leur chambre pour désinfection, relate-t-elle.  Sans pensée au délirium causé parce qu’ils ne comprennent pas et parce qu’ils sont en colère. On leur administre des médicaments pour les calmer. Je suis désolée pour eux.»

Le CISSSMO réagit

«Aussitôt mis au fait de la situation, nous avons agi rapidement sous les recommandations des experts auprès des personnes hébergées touchées ainsi que pour le matériel présent dans l’environnement de ces personnes», a laissé savoir la direction et des affaires publiques du Centre intégré de santé et services sociaux de la Montérégie-Ouest (CISSSMO).

Des rapports complets ont été rédigés par l’exterminateur après chaque visite et ceux-ci ont déterminé que les punaises se trouvaient uniquement dans deux chambres. Néanmoins, des désinfections complètes préventives ont été faites. L’assainissement des lieux a coûté 1200 $ au total.

Le CISSSMO assure que la santé et la sécurité de ses usagers sont des priorités si bien que les personnes affectées par l’infestation ont rapidement été prises en charge.

«Les CHSLD sont un milieu de vie ouvert à la communauté, a indiqué le CISSSMO. Les résidents y sont comme à la maison. Ils accueillent des visiteurs, des membres de leur famille en plus des employés qui gravitent au sein de leur environnement. Pour ces raisons, il est difficile de déterminer hors de tout doute la provenance des punaises de lit. »

Protocole observé en présence de punaises de lit par le CISSSMO

  • Le résident reçoit un bain
  • Les effets personnels sont retirés et mis dans un double sac en plastique
  • Tous les vêtements sont lavés à l’eau chaude et séchés sous deux cycles
  • Le fauteuil roulant est remplacé
  • Les meubles et le lit demeurent à la chambre et sont traités lors de l’extermination
  • Les résidents ne peuvent réintégrer leur chambre avant le passage de l’exterminateur
  • Le gestionnaire de l’hygiène et salubrité effectue un suivi rapide

Impacts possibles sur la santé et la qualité de vie

  • Des lésions cutanées appelées papules œdémateuses après chaque piqûre. On remarque souvent une ponction centrale au site d’inoculation
  • Suscite des troubles du sommeil, de l’anxiété, de l’insécurité, de l’isolement social et l’exacerbation de troubles psychiques existants
  • Urticaire géante
  • Éruption bulleuse (parfois hémorragique)
  • Urticaire pulpeuse
  • Anémie ferriprive
  • Impétigo
  • Cellulite