Libraire Boyer à Saint-Constant : la littérature autochtone dans toute sa diversité

La littérature autochtone est sous les projecteurs durant le mois juin à l’occasion du Mois national de l’histoire autochtone, lors duquel la population est invité à découvrir la littérature des Premiers Peuples à travers divers auteurs.

L’événement se déroule sous la présidence de Natasha Kanapé Fontaine, écrivaine, poète et artiste interdisciplinaire innue, originaire de Pessamit, sur le Nitassinan (Côte-Nord). Ses œuvres poétiques et ses essais sont reconnus et salués par la critique, voyagent dans le monde et sont traduits en plusieurs langues.

Certains libraires de la Montérégie participent au Mois de l’histoire autochtone, notamment la Librairie Àlire, à Longueuil, la librairie Le Fureteur, à Saint-Lambert, de même que la Librairie des Éditions Vaudreuil, à Vaudreuil-Dorion. Le réseau Les Libraires (Librairies Boyer) et le Groupe Renaud-Bray y participent également. 

Celles-ci proposent notamment des Carnets Je lis autochtone, incluant des entrevues, des artistes et une foule de recommandations de lecture.

La littérature autochtone est riche en ouvrages d’auteurs évoquant la culture des différents peuples issus des premières nations. Parmi ceux-ci, on retrouve entre autres les auteurs mohawks, Barbara Kaneratonni Diabo, une danseuse primée qui a aussi écrit une nouvelle dans Les contes de la Tortue publiées aux éditions Hannenorak; Walter Scott, artiste multidisciplinaire, auteur de la série de bandes dessinées Wendy d’abord publié en anglais chez Drwan & Quaterly et en français chez Mécanique générale et La Pastèque; de même que Béatrice Deer, artiste multidisciplinaire, autrice d’un album jeunesse La femme-renard publié aux éditions Hannenorak. Elle est Inuk et Mohawk.

C’est sans compter les auteurs plus connus tels que Michel Jean, Dawn Dumont et Natasha Kanapé Fontaine, qui sera à la Bibliothèque Marie-Uguay de Notre-Dame-de-l’Ile-Perrot le 25 juin à 19h.

Meurtre à La Prairie : Zoé Boutin connaîtra sa sentence à l’automne

Zoé Boutin, accusée d’outrage au cadavre de Luc Lafontaine, en octobre 2022, connaîtra la date de sa sentence en septembre. Les deux parties ont procédé à l’étape des plaidoiries au palais de justice de Longueuil, le 14 juin.

Zoé Boutin a pris la parole pendant l’audience pour dire qu’elle regrettait terriblement ses gestes et qu’elle éprouvait des remords.

Peu de temps après sa remise en liberté, elle a recouru à des services psychologiques pour connaître «la source de ses actions». En larmes, elle a dit souffrir d’un trouble d’attachement qui fait en sorte qu’elle souhaite aider tout le monde pour combler ce manque. Elle voyait Nicolas Côté comme son ami de cœur, alors que ce dernier la considérait comme une fréquentation, selon ses dires.

«Au moment des événements, j’étais dans une relation que je considérais toxique, a-t-elle indiqué dans la salle d’audience. J’étais très attachée à lui.»

Après que le meurtrier lui ait avoué son crime, Zoé Boutin lui a manifesté son désaccord envers ses actions, selon l’exposé conjoint des faits obtenu par le Journal. La Sainte-Catherinoise l’a aidé puisqu’«elle voulait juste en finir le plus vite possible avec cette histoire». Celle qui ressentait une pression affective dit avoir agi ainsi à cette époque par loyauté envers lui.

Lors de son interrogatoire à la suite de son arrestation, elle a décidé de collaborer avec les policiers après l’écoute d’un message enregistré de sa mère qui l’invitait «à être loyale à elle-même, à ses parents, à ses sœurs et à mamie et à prendre les bonnes décisions».

Plaidoiries

La Couronne, représentée par Me Sylvie Villeneuve, réclame 12 mois de prison dans la collectivité, avec un maximum de 240 heures de travaux communautaires exécutés sur une période de 9 mois, suivi d’une période de probation d’un an, alors que la défense suggère une absolution conditionnelle, tout en étant ouverte aux travaux communautaires. Le juge Serge Délisle a pris la cause en délibéré et proposera une date du dépôt de la sentence, le 6 septembre.

Pour justifier la peine proposée, Me Villeneuve note les facteurs aggravants tels que le choix conscient de Zoé Boutin d’aider l’accusé Nicolas Côté à se débarrasser du corps de la victime. De plus, elle mentionne que l’accusée a pris la nuit pour y penser lorsque son copain lui a avoué le crime et elle a continué à lui venir en aide malgré ses aveux.

La Couronne n’est pas d’accord avec la suggestion d’une absolution conditionnelle, puisqu’elle estime que la peine pourrait briser la confiance du public en la justice. Elle pense que sa suggestion est raisonnable dans les circonstances et que d’autres individus ont eu des peines plus sévères dans des causes similaires au Canada.

Du côté de la défense, représentée par Me Martin Latour, elle croit qu’une peine d’emprisonnement de 12 mois dans la collectivité serait une privation de la liberté de Zoé Boutin. De plus, Me Latour a rappelé certains éléments de l’exposé conjoint des faits, plaidant que sa cliente ne savait pas au départ qu’elle transportait un corps avant que Nicolas Côté fasse ses aveux. Me Latour note que Zoé Boutin a déjà vécu des conséquences pour son geste, qu’elle a des regrets, qu’elle s’est reprise en main depuis son arrestation et qu’elle a respecté ses conditions de remise en liberté pendant le processus judiciaire.

Décision

Devant la complexité du dossier, le juge Délisle prendra l’été pour réfléchir et déterminera la date du dépôt de la sentence, le 6 septembre. Lors des plaidoiries, il a noté la pression affective que l’accusée a pu subir, sa collaboration avec la police et son risque quasi nul de récidive.

La Couronne a lu une lettre écrite par la famille de Luc Lafontaine adressée à Zoé Boutin. Les membres de la famille ont partagé l’impact de sa décision sur leur vie, l’état dans lequel ils étaient lors de la disparition de M. Lafontaine et l’ont tenue responsable d’avoir gardé le silence après le meurtre et d’avoir aidé l’accusé à se débarrasser du corps. Néanmoins, ils lui souhaitent de prendre le chemin vers la guérison.

Après avoir écouté le contenu de la lettre, Zoé Boutin dit avoir réalisé «qu’elle a fait un grand mal à la famille».

«Rien ne va pouvoir justifier ce que j’ai fait», a-t-elle confié lors de l’audience.

À noter que Nicolas Côté, reconnu coupable de meurtre au 2e degré de Luc Lafontaine, reviendra en cour le 18 juin.

Un prix citron pour l’Hôpital Anna-Laberge en santé mentale

L’Hôpital Anna-Laberge est le récipiendaire du Prix citron remis cette année par l’Association des Groupes d’intervention en défense des droits en santé mentale du Québec. 

Ce prix peu flatteur est décerné à l’hôpital châteauguois en lien avec le dossier de Christine Caron, décédée le 21 décembre 2022 à la suite d’une tentative de suicide.

Après avoir fait de nombreuses demandes d’aide à l’urgence de l’Hôpital Anna-Laberge de Châteauguay, elle avait malheureusement subi des propos désobligeants et stigmatisants à son endroit et ce, de la part d’un médecin qui lui aurait dit : « si tu avais voulu te suicider, tu l’aurais déjà fait et tu veux juste faire un show pour attirer l’attention », raconte l’Association dans un communiqué.

La jeune fille est finalement retrouvée par des proches, dans sa chambre le 18 décembre « dans un état de conscience très altéré » à la suite d’une tentative de suicide. Elle est malheureusement décédée trois jours plus tard.

Christine Caron. (Photo d’archives)

« Par-delà cette très mauvaise intervention non thérapeutique, au-delà de pratiques (normalement) automatiques d’évaluation du potentiel du risque suicidaire des personnes se présentant aux urgences, nos observations terrain nous confirment que des approches différenciées existent en fonction de certains diagnostics (de santé mentale) précis dans le réseau de la santé, notamment aux urgences. Le trouble de personnalité limite (TPL) est le diagnostic honteux, difficile à tolérer, souvent perçu comme intraitable par les divers intervenants de plancher. À l’opposé, il fait souvent l’objet de doléances et de difficultés d’accès aux soins et services par ces personnes et les proches qui nous consultent », relate David-Alexandre Grisé, coordonnateur du Collectif de défense des droits de la Montérégie (CDDM).

Dans ses recommandations au CISSSMO à la suite de ce décès, la coroner Julie-Kim Godin indiquait qu’il fallait améliorer l’offre de soins et services pour les personnes vivant avec un trouble de la personnalité, mettre en place systématiquement «des filets de sécurité adéquats pour les usagers vulnérables au suicide ou ayant traversé une crise avant de leur donner leur congé hospitalier. Ces filets de sécurité impliqueraient les équipes de soins, mais aussi les proches du patient.

Le père réagit

À la suite de cette annonce, le père de Christine Caron, Stéphane Caron, a réagi avec une publication sur sa page Facebook.

 «C’est plate à dire mais au moins j’espère que ce prix les aidera à réaliser, ainsi que toutes les urgences des hôpitaux du Québec, toute la stigmatisation dont sont victimes ceux qui souffrent de maladie mentale. Ils sont très souvent renvoyés chez-eux, si bien qu’à force de se frapper le nez sur des portes closes ils perdent espoir et finissent par se suicider, écrit-il. Ce prix aidera peut-être un peu à réaliser le dernier souhait de Kine: Je l’espère vraiment…que ma mort aidera à changer les choses…Qu’elles ne resteront pas comme elles sont présentement.»

Le CISSS de la Montérégie-Ouest n’avait émis aucune réaction concernant ce Prix citron au moment d’écrire ces lignes. Néanmoins, on avait annoncé en décembre 2022, la construction d’un nouveau complexe modulaire estimé à 34 M$ pour l’hôpital Anna-Laberge.

Celui-ci devrait inclure une unité d’intervention brève en santé mentale de 5 lits, une unité d’hospitalisation brève de 10 lits et une unité de courte durée de 25 lits.

 

La route 132 sera fermée durant une à deux nuits

L’autoroute 20/route 132 en direction est, entre les boulevards Taschereau et Roland-Therrien à Longueuil, sera fermée pendant une nuit, soit du vendredi 14 juin 22h au samedi 15 juin, 7h.

Le Réseau de transport de Longueuil effectuera le marquage permettant l’utilisation des accotements par les autobus.

Cette fermeture sera remise au lendemain en cas de pluie et le ministère des Transports et de la Mobilité durable laisse entendre qu’une fermeture similaire pourrait aussi s’appliquer du samedi, 22h au dimanche, 8h, «au besoin». 

«Les usagers de la route devront emprunter la bretelle de sortie no 82 (boulevard Taschereau/Pont Jacques-Cartier/Montréal)», informe le Ministère.

Un détour est prévu pour les usagers de la route en provenance du boulevard Taschereau (par la rue du Bord-de-l’Eau).

La bretelle menant du boulevard Roland-Therrien à l’autoroute 20/route 132 en direction est restera ouverte.

Asphaltage

Par ailleurs, le chantier d’asphaltage prévu sur le boulevard Taschereau, entre l’autoroute 20 (route 132) et le pont Jacques-Cartier, commencera ce vendredi.

De nombreuses bretelles, dont celles dans l’échangeur avec l’autoroute 20 (route 132), seront asphaltées. Le chantier se poursuivra jusqu’à l’automne. 

La Route verte agricole est ouverte

Juste à temps pour le début de l’été, les cyclistes pourront sillonner la nouvelle Route verte qui contourne les terres agricoles du Roussillon jusqu’à Mercier alors que les travaux de la phase I du long tracé de 18 km se sont terminés le 12 juin.

Pour l’instant, les cyclistes venant de l’est pourront accéder à la nouvelle piste cyclable asphaltée via le rang Saint-Simon, à Saint-Constant, en attendant qu’une passerelle multifonctionnelle soit construite lors de la phase II.

Pour les autres, ils peuvent rentrer par la route 221, le rang Saint-Régis Sud, le rang Saint-Régis Nord et la rue Boyer à Saint-Isidore, ou par le boulevard Sainte-Marguerite à Mercier.

Au passage du Reflet, un cycliste revenait de Howick pour retourner chez lui à Candiac.

«C’est une très belle piste, a indiqué André Beauvais. C’est dommage qu’on doive passer par les rues pour aller de l’autre bord de l’autoroute 30, mais sinon la route est belle.»

La MRC de Roussillon a confirmé qu’elle ne prévoit pas aménager de zone de stationnement aux points d’entrée de cette Route verte. Ces ajouts relèvent des municipalités concernées, a-t-elle précisé. Toutefois, des haltes pour les cyclistes devraient être mises en place cet été, selon Anne-Louise Milot, directrice des communications.

Depuis longtemps

La Route verte est un lien cyclable qui est attendu depuis 20 ans, selon Sylvain Payant, maire de Saint-Isidore. Le coup d’envoi pour les travaux avait été donné en mai 2023.

«[Ce projet] est le fruit d’une collaboration essentielle avec les propriétaires agricoles riverains pour assurer une cohabitation harmonieuse et sécuritaire des usagers, a-t-il soutenu par voie de communiqué. Et ce n’est pas fini! J’ai hâte d’annoncer la construction de haltes-vélo.»

La MRC de Roussillon explique que ces travaux d’aménagement de ce tronçon ont pu être réalisés grâce au financement qui lui a été accordé. Elle a obtenu une aide financière pouvant atteindre 3,5 M$ du ministère des Transports et de la Mobilité durable du Québec (MTMDQ), 4,6 M$ à parts égales de la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) et du gouvernement du Québec et 600 000$ du Fonds du Grand Mouvement Desjardins. Le contrat de la construction de la Route verte avait été octroyé à Excavation Darche pour 5,2 M$ en février 2023.

«Je dois souligner le travail exceptionnel de mon collègue Sylvain Payant qui a porté ce projet à bras le corps, a ajouté Christian Ouellette, préfet de la MRC de Roussillon et maire de Delson. Sa passion et sa détermination n’ont eu d’égal que notre hâte d’y voir les premiers cyclistes fouler la piste! Je remercie également sincèrement nos partenaires financiers qui ont ouvert la voie à sa réalisation.»

La MRC de Roussillon et ses partenaires sont à la planification de la 2e phase du projet, «soit la construction d’une passerelle sécuritaire au-dessus de l’autoroute 30 pour connecter la Route verte d’est en ouest». Elle explique qu’elle doit déterminer le type de passerelle qu’elle entend développer en vue de la conception des plans et devis. Cette partie du projet est soutenue par une contribution de 2,1 M$ du MTMDQ.

« La Fondation des Gouverneurs de l’Espoir et moi, on s’est trouvés », – Patrice Bélanger

Il y a un peu plus de six ans, Patrice Bélanger et la Fondation des Gouverneurs de l’Espoir se sont trouvés et contrairement à ce que dit l’expression, ils se sont liés, pour le meilleur. 

« J’aime dire que le hasard fait bien les choses. En 2017, en vue du Grand Bal de l’Espoir, j’ai remplacé à pied levé l’animateur qui avait été envisagé pour la soirée, à quelques semaines d’avis. J’avais eu vent de ce que faisait la Fondation, mais de façon sommaire. Alors je plonge et quand j’arrive sur place, je tombe sur les parents de Lili-Rose qui répètent leur mot pour la soirée. Déjà j’étais touché. Mais quand je vois le vidéo, un court 47 secondes de la vie d’une petite puce qui était parrainée par la Fondation, mais qui est malheureusement décédée, je deviens ému et je craque », explique le porte-parole de la Fondation qui est tombé en amour avec la mission à ce moment précis. 

« Les deux parents ont dit que les sous reçus n’avaient pas pu sauver Lili-Rose, mais que ça leur avait permis de décrocher, de vivre les trois plus beaux mois avec leur fille, sans se soucier du loyer, de l’essence, de l’épicerie. De faire un voyage sans penser à la maladie, j’ai commencé à prendre la mesure de ce que font les Gouverneurs. De comprendre que ça permet de vivre des moments comme ceux-là », lance Patrice Bélanger, encore émotif quand il raconte ce premier contact avec les acteurs de la Fondation. 

Les vrais super-héros 

La soirée d’animation de Patrice Bélanger se déroule avec des pleurs, des rires, des rencontres spéciales, des moments d’émotions et il découvre l’ampleur du mouvement. « Je rencontre les responsables et je dis, si vous êtes ouverts, j’aimerais à nouveau animer l’an prochain. Quelques jours plus tard, ils me reviennent et ils me disent : t’es un gars qui parle avec son cœur, avec authenticité, qui dit la vérité. Non seulement nous voudrions que tu animes l’an prochain, mais nous voudrions te proposer le titre de porte-parole », dévoile l’artiste au grand cœur. 

Depuis, Patrice Bélanger est devenu lui-même un gouverneur, il parraine des familles et il anime bénévolement les soirées de la Fondation, dont le récent Souper de homards. « Ça me permet de voir ce que deviennent ces familles, ces enfants touchés par la maladie, mais aussi leur fratrie. La Fondation ne laisse personne derrière. Les autres enfants des familles touchées subissent les dommages collatéraux de la maladie, mais les Gouverneurs les ont dans leur cœur et les gâtent aussi », assure-t-il. 

En ce sens, il trouve qu’il reçoit trop de lumière comparativement à ces héros. « Je suis le porte-parole, les gens me voient en avant et lancent des fleurs et des compliments, mais les vrais super-héros, ce sont les membres du conseil d’administration de la Fondation, les employés, qui étudient jour et nuit les dossiers que nous recevons, les Gouverneurs, mais surtout les enfants malades et leurs familles. Ce sont eux qui doivent être mis de l’avant », affirme l’humble comédien qui trouve le temps, malgré un horaire fort chargé, de donner au suivant. 

« J’essaie de faire ma modeste part des choses à travers cette petite Fondation, qui fait une grande différence », conclut Patrice Bélanger, un vrai gentil. 

Saint-Constant à couteaux tirés avec ses cols bleus et cols blancs

Les négociations entre la Ville de Saint-Constant et ses employés cols bleus et cols blancs sont au point mort en vue du renouvellement de leur convention collective, au point où la Ville a demandé l’intervention d’un conciliateur du gouvernement provincial pour faire débloquer l’impasse. 

Ces deux conventions collectives sont échues depuis le 31 décembre 2022, indique Marilyne Blanchet, la conseillère syndicale responsable du local 2566 du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP).

Ce syndicat représente une quarantaine de cols blancs de Saint-Constant, 70 cols bleus, en plus de quelque 150 employés des camps de jour.

Les négociations en vue d’une nouvelle convention collective ont été entreprises à l’été 2023 par les deux parties et sept rencontres de négociation ont lieu tant pour les employés cols bleus que cols blancs. Mais le syndicat dit déplorer le manque d’ouverture de la partie patronale dans les pourparlers. 

Il est question d’un blocage au niveau du principe d’équité touchant les questions des salaires et des assurances. «On souhaite que l’intervention d’un conciliateur puisse amener la Ville à une meilleure écoute face à nos revendications», mentionne la conseillère syndicale.

Depuis le 20 avril, les deux groupes d’employés refusent d’effectuer tout temps supplémentaire et l’absence d’une entente pourrait éventuellement mener à un mandat de grève dès cet été, indique Mme Blanchet.

De son côté, le maire Jean-Claude Boyer a fait savoir qu’il réserve ses commentaires pour le lendemain de la prochaine rencontre de conciliation prévue le lundi 17 juin. 

Entente au Complexe aquatique

La Ville a néanmoins annoncé avoir convenu d’une entente avec les représentants du personnel de l’aquatique et de l’entretien du Complexe aquatique d’ici jusqu’au 31 décembre 2029.

Les deux parties ont procédé à la signature de la nouvelle convention collective des employés du Complexe aquatique. (Photo Ville de Saint-Constant)

« Le processus de négociation a été remarquablement efficace, déclare le maire Boyer dans un communiqué. En effet, seulement deux rencontres ont suffi pour parvenir à un accord satisfaisant. Les discussions se sont déroulées dans un esprit de coopération et de respect mutuel exemplaire. »

La Ville estime que cette convention collective marque une étape importante à la suite de la reprise du Complexe aquatique de Saint-Constant par la ville le 1er septembre 2023 dernier. On ignore toutefois les conditions qu’elle prévoit pour les employés.

Delson célébrera la Fête nationale

À son tour la Ville de Delson annonce qu’elle soulignera la Fête nationale à l’occasion de sa première Veillée québécoise, le 23 juin.

Dès 16h, les festivités débuteront à l’extérieur du Centre sportif. Le chansonnier Martin Sirois offrira les plus grands succès de la musique québécoise à 20h, alors qu’un feu d’artifice clôturera la soirée à 22h15. Les camions de rue Smoking BBQ et La cabane à churros ($), ainsi que la microbrasserie Le brasseur à Delson ($) seront sur place.

Les activités auront lieu beau temps mauvais temps. La Ville dit vouloir offrir «un événement à échelle humaine» qui permettra aux résidents «de se retrouver en toute simplicité».  

«Les membres du conseil municipal se réjouissent du retour de cette fête à Delson! Nous sommes fiers que la Ville ramène cette célébration pour offrir à notre population une occasion de se réunir et de célébrer notre culture», a déclaré le maire Christian Ouellette.

Les travaux d’entretien se poursuivent sur l’A-30

A30 Express informe que d’autres travaux d’entretien se dérouleront sur l’autoroute 30, notamment à la hauteur de Saint-Constant. 

Depuis le mardi 11 juin et jusqu’au 14 juin, la voie de gauche et la voie de droite de l’autoroute 30 dans les deux directions entre les sorties pour les autoroutes 530 et 520 seront fermées en alternance, de 20h à 6h. 

Du 17 au 18 juin, de 20h à 6h, l’autoroute en direction Est sera fermée sur 3 km à la hauteur de Saint-Constant. La circulation se fera à contresens sur l’autoroute en direction Ouest. 

Puis, du 18 au 19 juin, de 20h à 6h, des détours similaires seront en place, mais dans la direction inverse. L’autoroute Ouest sera fermée sur 3 km à la hauteur de Saint-Constant, tandis que la circulation se fera à contresens en direction Est. 

A30 Express rappelle que la date à laquelle les travaux mentionnés ci-dessus est sujette à changement.

 

Regard sur la paternité d’aujourd’hui : des « papas 2.0 »

La paternité est partout et elle peut prendre différents visages, en plus de s’exprimer de mille et une façons de nos jours. Un constat s’impose néanmoins: elle est en constante évolution depuis des années et c’est tout le monde qui ressort gagnant de cette transformation, comme témoignent trois papas dans la quarantaine rencontrés par Le Reflet en vue de la fête des Pères.

« Personnellement, je dirais que c’est de loin mon plus grand rôle dans la vie! Tu éduques des enfants, tu bâtis une nouvelle génération. C’est ce qu’on a de plus riche comme société. Donc, on a un rôle qui est important à jouer et on doit le prendre au sérieux », a avoué Maxime Kennedy, de Candiac, papa de deux filles de 8 et 10 ans, lorsqu’on lui a demandé ce que représente pour lui la paternité. On ne reçoit pas de guide par la poste. (…) Je pense qu’au final, c’est juste tout le temps de faire de son mieux puis d’y aller avec son cœur. »

« Non, il n’y a pas de guide, a renchéri Thomas Raybaud, père de deux garçons de 9 et 12 ans, de Candiac également. Déjà avec nos propres enfants, ce sont des comportements, des façons de réfléchir complètement distinctes, alors il faut s’adapter, se renouveler constamment, puis, ils grandissent et on grandit avec eux, on s’adapte aux nouveaux défis qu’ils ont. »

« On n’a pas envie d’être aussi strict que nos pères l’étaient des fois, mais peut-être que je devrais quand même l’être un petit peu plus… Je trouve que c’est un des défis qu’on doit apprendre à gérer! » – Thomas Raybaud

Cette évolution est particulièrement marquée lorsqu’on compare avec la génération précédente, a fait valoir leur ami Florian Desperrier, papa d’un garçon de 6 ans et d’une fille de 9 ans, de Montréal. « Nos pères viennent d’une génération où ils passaient beaucoup de temps au travail, puis c’est sûr qu’ils passaient peu de temps avec nous, mais pour eux, ils complétaient vraiment leur rôle de père dans le sens où ils suffisaient à nos besoins. C’était leur façon à eux d’être un bon papa. (…) Il y a une belle évolution, une belle transition, de beaux changements en ce moment. »

Une nouvelle vision

La vision qu’ils ont de la paternité a aussi changé, selon eux, tel que l’a expliqué Thomas. « Parfois, on entend des phrases qui me font tiquer, comme « C’est important que tu aides la maman… » Je ne l’aide pas : on a fait des enfants à deux, on partage la job à deux. Je ne suis pas un support à la maman; on va se supporter, oui, mais l’un l’autre. On n’est plus rendus là, mais il y a encore du chemin à faire. »

L’importance de la paternité les a même amenés à fonder un organisme appelé Les SuPères héros avec un quatrième papa, Stéphane Laramée, qui a quatre enfants de 3 à 19 ans. Ce groupe prône entre autres la paternité positive, l’importance de passer du temps avec ses enfants et l’échange entre pères. Une grande journée d’activités aura d’ailleurs lieu le 22 juin à la Base de plein air de Saint-Constant, la Course des SuPères héros. « C’est beaucoup d’organisation, mais on fait ça pour que les familles vivent de beaux souvenirs qui resteront longtemps », a conclu Maxime.

Et un « papa 2.0 » adore créer des souvenirs pour ceux qu’il aime!

Pour voir d’autres vidéos captées durant cette table-ronde, on consulte la chaîne youtube de Gravité média web.