Meurtre à La Prairie : Nicolas Côté subira une évaluation psychiatrique

Le ministère public a demandé que Nicolas Côté, qui a plaidé coupable au meurtre au 2e degré de Luc Lafontaine, survenu en octobre 2022, subisse une évaluation psychiatrique, en lien avec des «éléments de dangerosité».

La Couronne désire analyser les facteurs précipitants et persécutants, ainsi que les risques de récidive, a-t-elle annoncé au palais de justice de Longueuil, le 18 juin. Plusieurs autres admissions seront également analysées.

Cette demande survient après que le rapport présentenciel aurait révélé qu’une liste de 56 manières de torturer physiquement et psychologiquement une personne, écrite à la main par M. Côté, a été trouvée chez lui. Un témoin, à qui l’accusé aurait montré une vidéo où il tuait un poussin, pourrait également être entendu. La cause reviendra donc devant le tribunal, le 7 octobre.

Rappelons que Nicolas Côté a plaidé coupable à une accusation de meurtre au 2e degré et d’outrage au cadavre en mars. Il fait face à la prison à vie. Il reste à déterminer s’il pourra faire une demande de remise en liberté après 10 ou 25 ans.

Sa complice Zoé Boutin est passée devant le tribunal, le 14 juin, pour l’étape des plaidoiries. Celle qui fait face à un chef d’accusation d’outrage au cadavre devrait connaître sa sentence cet automne. La Couronne réclame 12 mois d’emprisonnement dans la collectivité, en plus d’un maximum de 240 heures de travaux communautaires, alors que la défense souhaite une absolution conditionnelle.

Bouchon monstre sur l’autoroute 30 à Saint-Constant

Un bris mécanique a forcé le prolongement des travaux qui se sont déroulés cette nuit, 18 juin, sur l’autoroute 30 à la hauteur de Saint-Constant. La circulation se fait à contresens sur la chaussée ouest, entre le rang Saint-Régis sud et la rue Saint-Pierre, causant un immense bouchon de circulation en cette heure de pointe matinale, mardi.

À 8h45, la circulation est au ralenti en direction est, de Châteauguay jusqu’à Candiac. En direction ouest, le trafic est particulièrement dense entre Candiac et Saint-Constant.

La circulation est aussi compliquée sur la route 132, surtout en direction est. 

Une autre période de travaux est également prévue dans la nuit du 18 au 19 juin sur le même tronçon. 

Candiac : des hôtels à abeilles pour une meilleure biodiversité

Candiac fait partie des villes modèles en matière de biodiversité et possède maintenant, en plus de sa ruche urbaine située à la bibliothèque municipale, deux hôtels à abeilles qui hébergeront, à terme, des centaines d’abeilles qui polliniseront chacune des milliers de fleurs.

« Il y a des abeilles sauvages tout autour de nous et Candiac, en installant des hôtels pour ces belles pollinisatrices, permet de donner un souffle nouveau à la biodiversité. Chacune d’elles, après avoir passé l’hiver dans les hôtels, pourra polliniser des centaines, des milliers de fleurs, par jour », indique Orianne Gurtler de chez Alvéole, une entreprise qui a pour mission de sauver et de mieux faire connaître ces êtres inoffensifs pour l’humain mais qui jouent un rôle essentiel pour la nature.

Orianne Gurtler est apicultrice urbaine pour Alvéole et joue un rôle essentiel pour la survie des abeilles avec l’installation d’hôtels à pollinisatrices. (Photo Le Reflet – Yanick Michaud)

Des endroits pittoresques

La pollinisation des fleurs par les abeilles sauvages permet d’offrir des panoramas incroyables aux humains qui profitent des fleurs, tout comme les abeilles qui s’en nourrissent. « Les abeilles cherchent du pollen et du nectar, les abeilles sauvages ont un périmètre plus limité que celles qui produisent du miel, alors elles pollinisent à proximité de leur territoire », explique la spécialiste qui a toujours eu un faible pour la nature et l’environnement.

Ainsi, en établissant des hôtels à abeilles dans des endroits plus fréquentés par les humains, on donne une chance à la nature de se déployer autrement. « Habituellement, elles nichent dans des tiges creuses, des arbres morts. Avec les hôtels, les abeilles maçonnes construisent les murs avec un mélange de nectar et de pollen, elles y déposent leurs bébés et s’assurent de protéger et de nourrir cette progéniture avant de mourir après six semaines de vie et des milliers de fleurs pollinisées autour d’elles », lance Orianne Gurtler qui visite aux deux semaines les deux hôtels et la ruche sur le territoire de Candiac.

L’un des hôtels est situé au Complexe Roméo-V-Patenaude et l’autre sur le sentier de la Rivière de la Tortue. « Les abeilles, dont on retrouve 20 000 espèces sur la planète, ont beaucoup de chances d’avoir des Villes Vertes comme Candiac. Les fleurs ne peuvent exister sans les abeilles et l’inverse est aussi vrai. Mais ces espèces qui sont là depuis 100 millions d’années, donc bien avant nous, ont maintenant besoin de notre support pour survivre. Avec le développement et l’étalement urbain elles perdent beaucoup d’habitat et de ressources. C’est pourquoi on invite les citoyens à installer des hôtels et planter des fleurs nectarifères », conclut l’apicultrice urbaine.
 

Hôpital Pierre-Boucher : un appareil neuf réduit temps d’examen et listes d’attente

L’équipe de médecine nucléaire de l’hôpital Pierre-Boucher était visiblement heureuse de présenter son nouvel appareil au Courrier du Sud. Et pour cause. En fonction depuis la fin février, cet appareil permet de réaliser des examens plus courts, avec des images plus précises. Ces examens sont cruciaux pour les patients atteints de cancer ou en cardiologie, par exemple.

La médecine nucléaire permet de réaliser de l’imagerie médicale. Ces images permettent ensuite de réaliser des diagnostics. Cependant, les listes d’attente pour obtenir ces diagnostics pouvaient s’échelonner jusqu’à six mois.

Plus maintenant. Le nouvel appareil permet de réduire de 25% à 50% le temps d’examen. Certains examens qui duraient autrefois 14 minutes peuvent maintenant être faits en 7 minutes. Et donc, on passe plus vite à travers la liste d’attente.

«Pour les patients sur une liste d’attente, qui attendent de savoir si leur cancer est métastatique ou non, ça change leur vie parce qu’ils vont être pris en charge beaucoup plus rapidement», explique Dr Hani Hassoun, médecin nucléiste à Pierre-Boucher.

Plus tôt, plus clair

En complément au nouvel appareil, une mise à jour des détecteurs d’imagerie sur les appareils actuels a également été effectuée. Le temps est donc réduit sur l’ensemble des machines.

De plus, le changement d’une technologie analogique à une technologie digitale permet d’obtenir des images plus précises.

«Ça va nous permettre de voir des lésions un peu plus petites. On ne voit pas toujours des affaires nouvelles, mais des fois oui. Cette lésion-là n’était pas là, maintenant on la voit. Est-ce une nouvelle métastase? C’est sur qu’on voit une différence», donne en exemple Dr Hassoun.

Celui-ci évoque des avantages importants pour les enfants qui doivent subir des examens en médecine nucléaire. Comme la caméra est plus sensible, la dose de radiation injectée à cette clientèle particulièrement sensible à la radiation peut être réduite de 50% à 70%. «Ça, c’est très important chez les enfants», souligne-t-il.

«Si on est capable d’imager plus tôt, on va attraper les cancers plus vite ou à un stade moins avancé.»

–Dr Hani Hassoun, médecin nucléiste à Pierre-Boucher

D’autres types de patients bénéficient également du traitement plus rapide.

«Comme les examens sont plus courts, les patients portés à bouger, qui toussent ou ne sont pas bien pour toutes sortes de raison, ben là, il y a moins de risque de bouger, donc les images sont de plus belle qualité aussi à cause de ça», affirme Annie Ouellet, assistante cheffe technologue en médecine nucléaire.

Rodage

En fait, l’appareil est si efficace que qu’une période d’adaptation est nécessaire. Dr Hassoun dit à la blague que les examens finissent tellement rapidement que l’équipe n’a pas le temps de traiter les images avant l’examen suivant.

«On s’adapte. On va organiser les types d’examen de façon que l’on perde le moins de temps possible. Par exemple, un examen des glandes salivaires, ça prend plus de temps, on va le suivre d’un examen plus rapide, comme ça le temps de traitement est récupéré. C’est tout ça qu’on est en train de roder. Mais on voit déjà une amélioration sur les listes d’attente», explique pour sa part Kim Rozier Gadoury, cheffe de service en imagerie médicale.

 

Le nouvel appareil en question. (Photo : Gracieuseté)

 

L’équipe sait toutefois que cette adaptation en vaut la peine, vu les nombreux avantages que ces ajouts apportent.

Elle est d’ailleurs fortement reconnaissante de la Fondation de l’hôpital Pierre-Boucher, qui a contribué pour 518 000$ dans le coût du projet. Le montant total des acquisitions est chiffré à 2 261 101 $.

 

Un examen en médecine nucléaire

C’est quoi un examen en médecine nucléaire? Dr Hani Hassoun donne un exemple.

«En médecine nucléaire, on injecte des radiotraceurs. Par exemple, pour un examen des os, après qu’on injecte un radiotraceur, celui-ci va se fixer au niveau de l’os. Nous, avec nos machines, on est capable de le suivre à travers le corps. Ça prend environ 3, 4 heures avant que ça se fixe.

Après ça, on couche le patient, et on est capable de faire des images de tout le squelette, à la recherche de métastases osseuses. […] Après si le cancer métastatique ou non, on va le traiter d’une façon ou d’une autre, mais comment on peut le savoir, c’est grâce à nos examens en médecine nucléaire.»

 

Faut-il offrir un cadeau à l’enseignante de son enfant?

Une tasse proclamant « Meilleure enseignante », un ensemble d’huiles de bain, un bouquet de fleurs, du chocolat, la saison est ouverte pour les cadeaux de fin d’année offerts aux enseignantes. De nombreux parents se demandent comment on doit agir à l’issue du passage de l’enfant dans une classe qu’il a particulièrement appréciée.

« La règle numéro un est de valider la politique des cadeaux auprès du centre de services scolaire ou de l’école. Parfois, ce sont les enseignantes elles-mêmes qui envoient une note disant préférer ne rien recevoir. On retrouve cette situation, souvent dans les milieux moins nantis. Les enseignantes n’en veulent pas nécessairement », indique Julie Blais Comeau, spécialiste de l’étiquette.

Sandrine*, enseignante au primaire, fait partie de celles qui préfèrent ne pas recevoir de présents en fin d’année. « Premièrement, c’est mon métier, je ne le fais pas pour recevoir un cadeau, mais pour voir mes écoliers heureux et les voir réussir. Je sais que certains parents le font parce que ça fait partie de leur culture, ou encore parce que leur enfant m’a appréciée, mais je suis aussi heureuse de recevoir un câlin, un mot écrit par l’enfant ou un dessin représentatif. Ça ne coûte rien et personne n’est mal à l’aise de ne pas avoir donné », lance-t-elle.

Faire participer l’enfant

En ce sens, Julie Blais Comeau abonde. « Il faut faire participer l’enfant, que ce soit pour une lettre qu’il écrira ou pour un cadeau à choisir. Il connaît son enseignante, il a passé l’année avec elle », plaide la dame qui dit d’éviter à tout prix un quelconque montant d’argent glissé dans une carte. « L’argent, on ne fait pas ça. À moins que ce ne soit un don pour une œuvre caritative que l’on fait au nom de l’enseignante. Une Fondation qui lui tiendrait à cœur par exemple. »

Elle souhaite que les gens prennent le temps de réfléchir. « On peut rédiger une belle lettre de remerciement, c’est une belle occasion d’enseigner à notre enfant la reconnaissance, mais on ne fait pas un cadeau acheté à la sauvette, comme une tasse. Les collections sont grandes et elles manquent de place », rigole la dame qui préfère des articles qui vont servir à la classe. « Souvent, les enseignantes paient de leurs poches les effets qu’elles utilisent pour enseigner. Pourquoi ne pas offrir une carte cadeau dans une librairie ou un magasin de matériel scolaire », se demande Julie Blais Comeau.

« C’est ce que fait une de mes collègues, pour Noël, elle indique aux parents qu’elle ne veut pas nécessairement de cadeau, mais que s’ils insistent, ils peuvent acheter un livre jeunesse qui serait apprécié par la classe, par leur enfant par exemple. Les livres restent emballés jusqu’en janvier et elle les ouvre avec ses étudiants au retour des Fêtes. C’est une belle activité et les livres servent pour le reste de l’année et pour ses années suivantes », affirme Sandrine. 

Idem pour les entraîneurs

Julie Blais Comeau dit que les mêmes règles s’appliquent aux entraîneurs qui ont dirigé les enfants dans un parcours sportif ou culturel au cours de l’année. « On évite l’alcool, certaines personnes ont pris des résolutions personnelles et on ne peut pas toujours le savoir. Mais puisque ce sont des bénévoles qui donnent de leur temps, on les remercie pour ça, pour leur influence positive. Tout ça c’est précieux, alors il faut bien choisir si on tient absolument à offrir quelque chose », conclut la spécialiste de l’étiquette.

* Le nom a été modifié. 

COVID longue : un projet du CISSSMO reçoit une mention d’honneur

Le Centre intégré de santé et services sociaux de la Monteregie-Ouest (CISSSMO) a récemment reçu une mention d’honneur pour son projet Co-Vie, dans la catégorie Recherche innovation et enseignement lors de la cérémonie des Prix d’excellence du réseau de la santé et des services sociaux 2024. Le projet mise sur la réadaptation des personnes atteintes de la COVID longue.

«Nous sommes particulièrement fiers du rayonnement de ce projet qui a vu le jour grâce à l’intelligence collective de toutes les équipes, du travail interdisciplinaire, en plus de la précieuse implication des usagers partenaires», a mentionné Philippe Gribeauval, président-direction général du CISSSMO 

«Nous recevons cet honneur avec fierté et humilité en sachant que ce projet de recherche a contribué à améliorer la qualité de vie de centaines d’usagers vulnérables», a-t-il ajouté. 

L’équipe de la direction des services multidisciplinaires, de la recherche et de l’enseignement multidisciplinaire du CISSSMO, à l’aide du chercheur Simon Décary de l’Université de Sherbrooke, a travaillé sur ce projet. 

Le Centre intégré de santé et services sociaux de la Monteregie-Ouest a souligné qu’ils ont travaillé «avec acharnement» pour offrir des soins aux personnes atteintes de COVID longue, et ce, malgré la «quasi-absence de données à l’époque». 

Depuis le début du projet, plus de 675 usagers ont été accompagnés par cette équipe du CISSSMO. 

Delson – Assistant(e) à l’administration

Tu cherches un emploi au sein d’une équipe dynamique, dans une entreprise en forte croissance, qui offre d’excellentes conditions de travail, l’assurance collective, un service médical gratuit, 4 semaines de vacances dès la première année, une banque de 5 jours de congés payés ? Tu as un grand sens des responsabilités et de l’organisation, du professionnalisme et le souci du détail ? Ce poste, disponible immédiatement, est pour toi !

Le travail consiste à :
– Assister la Co-Présidente dans ses fonctions
– Gérer les correspondances par courriel
– Effectuer l’entrée de commandes des clients et la facturation
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– Faire le suivi des comptes à recevoir et effectuer les dépôts
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FORMATION OFFERTE À L’EMBAUCHE

Les qualifications requises sont :
– Maîtrise du français écrit et parlé
– Très bonne connaissance de l’anglais écrit et parlé
– Maîtrise des logiciels de la suite Office (Word, Excel, Outlook)
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– Expérience dans un poste similaire serait un atout

SALAIRE COMPÉTITIF

POSTE TEMPS PLEIN du LUNDI au VENDREDI (9h00 à 16h00)
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Delson – Coordonnateur.trice Qualité

Entreprise familiale fondée il y a plus de 25 ans, certifiée SQF et chef de file dans le développement
et la fabrication d’ingrédients sur mesure destinés à l’industrie alimentaire, notre entreprise est à la
recherche d’un (une) Coordonnateur (trice) Qualité.
Nous offrons d’excellentes conditions de travail (assurance collective, service médical gratuit,
4 semaines de vacances dès la première année, une banque de 5 jours de congés payés, etc.).

Le travail consiste à :
– Maintenir et assurer la mise à jour du système qualité SQF
– Coordonner et effectuer les audits internes et de tierces parties
– Apporter un support aux différents départements lors de situations reliées à la salubrité et la qualité des aliments
– Faire le suivi des non-conformités et assurer la mise en place d’actions correctives et préventives

Les qualifications requises sont :
– Diplôme d’études collégiales ou universitaires en sciences alimentaires
– Bonne connaissance des lois et règlements reliés au monde alimentaire
– Bonne connaissance du français écrit et parlé
– Bonne connaissance de l’anglais serait un atout
– Excellentes habilités à communiquer et à travailler en équipe
– Excellentes habilités à résoudre des problèmes de manière efficace
– Grand sens des responsabilités et de l’organisation

SALAIRE COMPÉTITIF

POSTE TEMPS PLEIN du LUNDI au VENDREDI (5h30 à 14h30)
VEUILLEZ ENVOYER VOTRE CV À MIREILLE PLASSE – mireille@alipro-mistral.com
ALIPRO-MISTRAL INGRÉDIENTS INC. 135 rue Industrielle, Delson QC J5B 1W2
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Le gouvernement nourrit le milieu agricole

Martin Caron, président et directeur général de l’Union des producteurs agricoles du Québec (UPA), a qualifié d’historique l’annonce du soutien financier du gouvernement envers ses membres. Une aide de plus de 200 M $ annoncée aux Fermes Longprés jeudi matin qui vient répondre à la grogne du milieu qui s’était mobilisé au cours des derniers mois. 

«L’entente aujourd’hui qu’on a, oui, il reste du travail à faire, a-t-il convenu. Mais il y a une ouverture et un optimisme qui est là. On sent que le gouvernement, avec la collaboration de M. Lamontagne [ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation], qu’il y a un engagement qui est pris. Il faut être optimiste par rapport à l’avenir.»
Les principales mesures annoncées viennent répondre à l’amélioration de l’environnement d’affaires, aux changements climatiques et la lourdeur administrative. Le tout correspond à plus de 200 M $ soutient le gouvernement.

«Les aléas économiques et météorologiques de la dernière année ont mis à mal la stabilité et la pérennité de plusieurs de nos entreprises, a affirmé le ministre Lamontagne. Dans une situation comme ça, ça nous appelait à être solidaire de nos producteurs et on l’exprime au nom de tous les Québécois.»

L’écho des manifestations

En avril dernier, les agriculteurs avaient fait résonner leur grogne au Québec. À Vaudreuil-Dorion, ils étaient quelques centaines réunis dans un stationnement commercial.

«Les gens témoignaient d’une inquiétude, a répondu André Lamontagne. Il y a 29 000 entreprises agricoles au Québec; il n’y en a pas 10 000 qui se ressemblent. Elles ont des réalités différentes et elles voulaient qu’on leur porte attention.»

Il a ajouté que plusieurs ministères ont collaboré depuis le mois de mai pour arriver à l’entente qui a été présentée jeudi à Les Cèdres. 

«On vivait une crise en agriculture avec des enjeux qui étaient là, a rappelé le PDG de l’UPA du Québec. On voulait cibler ces enjeux de la crise pour aider. Notamment les jeunes de la relève.»

Vers une politique bioalimentaire

Martin Caron a maintes fois répété que l’agriculture devrait être la principale priorité du gouvernement. Que ses entreprises ont des répercussions dans toutes les sphères économiques, sociales et même la santé. «Une ferme, ça ne sert pas juste à nourrir, a-t-il dit. C’est un écosystème.»

D’autres enjeux subsistent. Que ce soit en main-d’œuvre, en environnement, avec les changements climatiques ou la protection des terres agricoles. Le renouvellement de la politique bioalimentaire viendra répondre à ces sujets avec une vision pour la prochaine décennie. Le précédent plan d’actions en ce sens est échu depuis 2023.

Quelques mesures annoncées

  • Initiative ministérielle pour limiter les impacts de la sécheresse exceptionnelle survenue en Abitibi-Témiscamingue en 2023 – 1,6 M $
  • Programme Investissement Croissance Durable – 30 M $
  • Programme de protection contre la hausse des taux d’intérêt – Sécuri-Taux Relève – 37,1 M $
  • Agri-Relance et programme ponctuel maraîchers, fraises et framboises – À confirmer à l’issue de négociations avec gouvernement le fédéral
  • Allègements rapides en environnement – 36,8 M $ (en économie)
  • Soutien à la lutte et à l’adaptation aux changements climatiques – 106 M $