Fête nationale : 13 artistes à voir sur la Rive-Sud

Vous voulez célébrer la Fête nationale en grand avec des artistes bien connus du public? Voici différentes têtes d’affiche qui feront danser et chanter les festivaliers les 23 et 24 juin dans différentes municipalités sur la Rive-Sud de Montréal. 

Martin Deschamps et Michel Pagliaro

Le rockeur Martin Deschamps. (Photo : Archives)

Les rockeurs Martin Deschamps et Michel Pagliaro se produiront le 24 juin au parc du 350e CMP à Châteauguay, respectivement à 16h et à 19h30. Les festivités musicales commenceront à 13h30 avec les artistes Papi Jay et Christa Maria.

France D’Amour

L’artiste France D’Amour sera le 23 juin la tête d’affiche à l’occasion du spectacle traditionnel de la Fête nationale à Mercier, qui se déroulera au parc des Hirondelles. Elle chantera après le déploiement de feux d’artifice qui sont prévus à 21h30. Des talents locaux, soit la chanteuse Catherine Bessette et DJ Azrik, seront également sur scène.

Marc Hervieux

Le chanteur ténor Marc Hervieux et ses musiciens offriront le 23 juin dès 20h45 une prestation au parc Gérard-Laframboise, à Saint-Philippe. 

Damien Robitaille

L’auteur-compositeur-interprète Damien Robitaille. (Photo : Archives)

L’auteur-compositeur-interprète Damien Robitaille sera en vedette aux célébrations de la Fête nationale à Les Côteaux. Il fera vibrer le parc Hervé-Laframboise, le 23 juin dès 21h. L’artiste coteauloise Geneviève Samson et son band seront également des festivités musicales. 

Lendemain de veille

Le groupe local Lendemain de veille clôturera les célébrations de la Fête nationale à Beauharnois. Il livrera une prestation au parc Sauvé le 24 juin à compter de 19h.

Guylaine Tanguay

L’artiste Guylaine Tanguay chantera près de la pente à glisser à Sainte-Julie, le 23 juin dès 20h30. Les festivités musicales débuteront avec le Trio Encore à compter de 19h30. 

Dumas et Bleu Jeans Bleu

L’artiste Dumas fera danser la foule au parc St. Mark, dans le Vieux-Longueuil, le 23 juin dès 21h30. Le 24 juin, ce sera au tour du groupe Bleu Jeans Bleu de mettre le feu sur la scène au parc de la Cité, à Saint-Hubert, à compter de 21h. Il sera précédé par l’auteure-compositrice-interprète Reney Ray.

À LIRE : Fête nationale : Bleu Jeans Bleu et Dumas feront danser Longueuil 

La Chicane 

Le groupe La Chicane. (Photo : Archives)

Le groupe de rock La Chicane, qui a inauguré le parc du 350e CMP à Châteauguay l’an dernier, sera la tête d’affiche de la Fête nationale de la Ville de Saint-Constant. Les premiers coups du groupe s’effectueront le 24 juin à compter de 20h45 à la Base de plein air de Saint-Constant.

Kaïn

Le groupe Kaïn sera le 23 juin la tête d’affiche du spectacle de la Fête nationale dans le parc Delpha-Sauvé, à Valleyfield. Il sera en action dès 21h. Le groupe local Jelly Bean Band fera bouger la foule en première partie. 

Martin Sirois

Le chansonnier Martin Sirois sera en spectacle le 23 juin dès 20h à l’extérieur du Centre sportif à Delson, beau temps ou mauvais temps.  

Vire de T’Sour

Le groupe Vire de T’Sour rendra hommage au défunt chanteur des Cowboys fringants, Karl Tremblay, lors des célébrations de la Fête nationale qui auront lieu le 24 juin au parc de la Commune à Varennes. L’hommage se fera en deuxième partie, soit après 19h30. En première partie, le groupe interprètera plusieurs chansons emblématiques du patrimoine musical au Québec.

Taxe sur l’immatriculation : front commun des maires contre la hausse

Plusieurs maires de la région ont pris position lors de leur dernière séance du conseil municipal contre l’augmentation de la taxe sur l’immatriculation prévue pour janvier 2025 et adoptée par la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) le mois dernier.

Le maire de Delson et représentant de la Table des préfets et élus de la Couronne Sud dans la CMM Christian Ouellette avait déjà exprimé son mécontentement dans les médias, mais la Ville a adopté une résolution en ce sens, le 11 juin.

«La Ville de Delson exprime son total désaccord à l’égard de la décision du conseil d’administration de la CMM, est-il inscrit. Elle demande que les revenus provenant des automobilistes dans chacun des secteurs puissent être alloués au déficit de chacun de ceux-ci.»

La Ville propose que la nouvelle politique de financement prenne en considération l’offre disponible pour chaque secteur, afin d’éviter de faire payer des villes pour des services qu’ils n’ont pas sur leur territoire. De plus, elle demande que la CMM pense aux industries qui ont besoin d’avoir une desserte de transport en commun performante pour être attractives sur le plan de la main-d’œuvre.

La Prairie s’est également exprimée à ce sujet lors de sa séance du conseil municipal, le 18 juin. Même si elle est voisine avec Brossard qui a voté en faveur de la hausse, elle considère qu’elle n’a pas la même offre de transport collectif sur son territoire.

«Cette augmentation de taxes ne s’accompagne d’aucune bonification des services de transport en commun pour les citoyens de La Prairie, a dénoncé le maire Frédéric Galantai par voie de communiqué. Elle sert uniquement à combler le déficit des réseaux métropolitains, ce qui est inacceptable.»

La Ville de Candiac s’est aussi prononcée sur cet enjeu alors que le maire Normand Dyotte estime qu’il est «essentiel de trouver des solutions justes et équitables pour les résidents de la Couronne Sud».

«Le développement de l’offre de transport collectif dans notre secteur accuse un retard significatif. Pourtant, les résidents de notre région devront payer plus sans bénéfices proportionnels en termes de services», déplore-t-il.

Les élus de Saint-Constant et Sainte-Catherine ont aussi adopté une résolution en ce sens. Au moment d’écrire ces lignes le 19 juin, les municipalités de Saint-Philippe et Saint-Mathieu ne s’étaient pas exprimées à ce sujet.

Des infestations de punaises de lit au CHSLD La Prairie

Un exterminateur est venu à trois reprises au CHSLD de La Prairie depuis le mois de février puisque des punaises de lit ont été détectées dans ce milieu de vie.

«Ça fait trois infestations depuis février assez, c’est assez, a réagi une femme dont un parent réside au CHSLD La Prairie. Il faut protéger nos aînés dont ma mère qui vit un calvaire depuis.»

Elle ajoute que sa mère, ainsi que les autres résidents, subissent des préjudices et vivent des inconforts et de l’incompréhension face à la situation. 

«Les sortir de leur routine, leur imposer des bains et vider leur chambre pour désinfection, relate-t-elle.  Sans pensée au délirium causé parce qu’ils ne comprennent pas et parce qu’ils sont en colère. On leur administre des médicaments pour les calmer. Je suis désolée pour eux.»

Le CISSSMO réagit

«Aussitôt mis au fait de la situation, nous avons agi rapidement sous les recommandations des experts auprès des personnes hébergées touchées ainsi que pour le matériel présent dans l’environnement de ces personnes», a laissé savoir la direction et des affaires publiques du Centre intégré de santé et services sociaux de la Montérégie-Ouest (CISSSMO).

Des rapports complets ont été rédigés par l’exterminateur après chaque visite et ceux-ci ont déterminé que les punaises se trouvaient uniquement dans deux chambres. Néanmoins, des désinfections complètes préventives ont été faites. L’assainissement des lieux a coûté 1200 $ au total.

Le CISSSMO assure que la santé et la sécurité de ses usagers sont des priorités si bien que les personnes affectées par l’infestation ont rapidement été prises en charge.

«Les CHSLD sont un milieu de vie ouvert à la communauté, a indiqué le CISSSMO. Les résidents y sont comme à la maison. Ils accueillent des visiteurs, des membres de leur famille en plus des employés qui gravitent au sein de leur environnement. Pour ces raisons, il est difficile de déterminer hors de tout doute la provenance des punaises de lit. »

Protocole observé en présence de punaises de lit par le CISSSMO

  • Le résident reçoit un bain
  • Les effets personnels sont retirés et mis dans un double sac en plastique
  • Tous les vêtements sont lavés à l’eau chaude et séchés sous deux cycles
  • Le fauteuil roulant est remplacé
  • Les meubles et le lit demeurent à la chambre et sont traités lors de l’extermination
  • Les résidents ne peuvent réintégrer leur chambre avant le passage de l’exterminateur
  • Le gestionnaire de l’hygiène et salubrité effectue un suivi rapide

Impacts possibles sur la santé et la qualité de vie

  • Des lésions cutanées appelées papules œdémateuses après chaque piqûre. On remarque souvent une ponction centrale au site d’inoculation
  • Suscite des troubles du sommeil, de l’anxiété, de l’insécurité, de l’isolement social et l’exacerbation de troubles psychiques existants
  • Urticaire géante
  • Éruption bulleuse (parfois hémorragique)
  • Urticaire pulpeuse
  • Anémie ferriprive
  • Impétigo
  • Cellulite

Quoi faire lorsqu’un pékan attaque un petit mammifère…

En plein jour, une citoyenne a récemment pris en vidéo un pékan qui attaquait une marmotte au Centre écologique Fernand-Seguin à Châteauguay. Dominic Gendron, directeur à la protection et à l’aménagement du territoire pour Héritage Saint-Bernard, assure que c’est un phénomène «normal». Il avise toutefois qu’il ne faut pas intervenir dans ce type de situation.       

«Le pékan est actif au crépuscule, en fin de journée ou début de journée, mais il peut aussi être actif toute la journée, indique-t-il. Ces temps-ci de l’année, il y a des bébés pékans et ça demande plus de nourriture [pour ces prédateurs].»

«Le mieux, c’est de ne pas intervenir, de ne pas s’approcher, entre autres, pour que le pékan puisse faire ce qu’il a à faire, ajoute-t-il. Il faut qu’il mange la marmotte le plus rapidement possible parce que si l’humain s’approche et intervient, bien le pékan va se sauver et la marmotte risque d’être blessée et souffrir pendant un bon bout de temps avant que le pékan revienne.» 

Soucieuse des animaux, la citoyenne s’est approchée du pékan pour l’éloigner de la marmotte et ainsi la sauver. 

Lorsqu’il a été mis au courant de cette situation, Mario Montpetit, chef de service chez Héritage Saint-Bernard, pouvait seulement rassurer la citoyenne et lui expliquer qu’il faut «laisser faire la nature».

«C’est sûr que c’est difficile à voir, mais il faut expliquer que la situation est normale», conclut-il. 

À LIRE AUSSI : Présence possible de pékans dans un quartier à Châteauguay

Deux plaisanciers sauvés à Sainte-Catherine

Deux plaisanciers se sont retrouvés dans une fâcheuse position alors que leurs motomarines ont chaviré dans les écluses de Sainte-Catherine, près du parc Optimiste, le 19 juin, vers 15h30.

Les deux conducteurs ont été sauvés par les pompiers de la Régie incendie de l’alliance des Grandes-Seigneuries et les premiers répondants à l’aide d’échelles et de cordes. Ils ont été transportés à l’hôpital Anna-Laberge, mais on ne craindrait pas pour leur vie, rapporte Claude Brosseau, directeur de la Régie.

«Ils se seraient aventurés trop près des chutes, a expliqué M. Brosseau. Ils étaient pris dans le tourbillon.»

M. Brosseau a rappelé que le secteur des écluses de Sainte-Catherine peut être dangereux à certains endroits et qu’il faut garder une distance puisque «le remous peut faire chavirer» les embarcations.

«Il faut également respecter les limites de vitesse et ne pas conduire en état d’ébriété, martèle-t-il. Les gens doivent naviguer selon la limite de leurs compétences et ne pas aller dans des endroits inconnus.»

Les plaisanciers ont été sauvés par les pompiers qui ont reçu une formation de sauvetage  nautique l’année dernière. (Photo : Le Reflet – Erick Rivest)

Les motomarines sont restées prises dans le courant. (Photo : Le Reflet – Erick Rivest)

Motocycliste happé à mort : quatre ans de pénitencier pour le chauffard

Christian Patrick Dauphinais a quitté le palais de justice de Salaberry-de-Valleyfield cet avant-midi avec les menottes aux poignets. Il a reçu une sentence de quatre ans pour avoir conduit avec les facultés affaiblies le 30 mars 2021. Il a provoqué un accident à Châteauguay qui a entraîné la mort de Frédéric Cardinal, un homme de famille dont la présence manque toujours à ses proches plus de trois ans après le drame.

«Je suis convaincu que si vous pouviez revenir en arrière, vous le feriez, a d’abord prononcé l’Honorable juge Magali Lepage. Mais la réalité est que vous avez fait un choix aux conséquences dramatiques. Vous avez affligé une famille pour le reste d’une vie.»

Au moment d’entériner la suggestion commune, elle a souhaité à M. Dauphinais de poursuivre sa réflexion sur le geste dont il est responsable survenu en mars 2021 sur le boulevard René-Lévesque à Châteauguay.

Outre la peine de prison, une interdiction de conduire pour une période de cinq ans et une ordonnance de ne pas entrer en contact avec les proches de la victime lui ont été commandées.

Rappel des faits

Le 30 mars 2021, le motocycliste Frédéric Cardinal, originaire de Saint-Constant, a été happé par la voiture conduite par Christian Patrick Dauphinais. M. Cardinal, 39 ans, est décédé deux jours plus tard de ses blessures. 

Au terme du processus judiciaire, il a été démontré que l’accusé avait pris le volant après avoir consommé assez pour que l’éthylotest affiche un taux d’alcoolémie 2,5 fois supérieur à la limite permise. 

Sa culpabilité a été reconnue le 17 mai dernier. 

Un message clair

À la sortie de l’audience, la procureure Me Mylène Brown a mentionné que la sentence répondait au fléau de la conduite avec les facultés affaiblies. 

«Le message que ça envoie, je pense, est celui de réfléchir à deux fois, de se poser la bonne question quand on a pris un verre, a-t-elle affirmé. Est-ce qu’on est en état ? On est le pire juge de nous-même, donc ne prenons jamais de chance.»

La procureure a ajouté que le processus judiciaire a envoyé le message de dénoncer ces gestes. «On doit dissuader les gens de conduire avec les facultés affaiblies parce que les conséquences sont tragiques et épouvantables.»

L’avocat de la défense, Me Marc W. Giroux, a lui-même dénoncé l’alcool au volant. «Ce crime-là démontre que la société est obsédée par l’alcool, a-t-il dit. Toutes les raisons sont bonnes pour consommer. Cette prémisse-là est inappropriée. Si la société valorisait moins l’alcool, peut-être qu’il y aurait moins de crime comme ça.»

Une mosaïque de témoignages

La juge Lepage a qualifié de touchants les témoignages qui ont été entendus en salle de cour. La sœur, les parents, un ami et la conjointe de la victime se sont exprimés sur la douleur subie depuis la perte de Frédéric Cardinal. Il a été qualifiée d’homme bon avec de bonnes valeurs familiales et un sens aigu de la sécurité et de ses responsabilités. 

«Mes enfants et moi sommes et seront affectés toute notre vie, a exprimé Marie-Christine Babin, qui a été la conjointe de la victime pendant près de 15 ans. Nous sommes à jamais blessés, détruits. Nous sommes dans un cauchemar depuis trois ans et demi.»

La juge, visiblement reconnaissante de ce témoignage, a invité Mme Babin à prendre soin d’elle.

À la famille qui s’est exprimée, elle a concédé qu’ : «aucune sentence ne serait assez pour refléter votre douleur. Mais je souhaite qu’elle soit un jalon de plus pour faire progresser votre deuil».

L’accusé s’est aussi adressé à la cour. En larmes, il a témoigné ses plus sincères excuses. «C’est très dur, j’imagine pour eux, a-t-il avoué. Ça doit être pénible. Ce soir-là [30 mars 2021], je regrette d’avoir pris le véhicule. J’aurais pu appeler un ami ou prendre un taxi. C’était irréfléchi et spontané. Ce n’est pas dans mes habitudes. Il n’y a rien que je pourrais dire qui pourra apaiser leurs souffrances.»

Hôpital Pierre-Boucher : un joyeux bain de mousse pour dénoncer la fermeture de la buanderie

Deux canons installés devant l’hôpital Pierre-Boucher envoyaient allègrement dans les airs de grands jets de mousse, dans lesquels se «baignaient» quelques employés prêts à se mouiller, au son de Fantastique des Denis Drolet. Une bonhomie qui n’empêchait toutefois pas les manifestants de dénoncer la fermeture annoncée de la buanderie du centre hospitalier de Longueuil et la coupe de 15 postes qui en découlera.  

Le Syndicat des travailleurs et des travailleuses et des travailleurs du CISSS de la Montérégie-Est – CSN a été avisé le 29 avril de la fermeture de la buanderie. Dès septembre, les activités de la buanderie liées au lavage seront effectuées à l’externe, au privé. Ses activités de distribution sont toutefois maintenues.

Une quinzaine de postes, soit la moitié des employés de la buanderie, pourraient ainsi être coupés. 

«On se bat pour maintenir la buanderie ouverte et maintenir les emplois, clame Micheline Charron, vice-présidente générale du syndicat, lors de la manifestation le 17 juin. Il y en a qui travaillent depuis 34 ans à cette buanderie. Ils sont sur le bord de retraite et aiment travailler là.»

Une quinzaine de postes, soit la moitié des employés de la buanderie, pourraient être coupés. (Photo: Le Courrier du Sud – Ali Dostie)

«On a su mercredi passé, lors du conseil d’administration, que l’enveloppe budgétaire pouvait faire la réfection de la buanderie. Le gouvernement a dit au CISSS de refaire le projet et de le prendre dans l’enveloppe budgétaire pour l’agrandissement de l’hôpital Pierre-Boucher, poursuit-elle. Le CISSS de la Montérégie-Est a décidé de fermer la buanderie. On nous a dit que c’était un choix déchirant.»

Dans les deux autres buanderies du CISSS de la Montérégie-Est, à Sorel et à Saint-Hyacinthe, il serait question de remettre les équipements au goût du jour. Dans le cas de Pierre-Boucher, les espaces serviraient à l’agrandissement et aux soins cliniques, selon le Syndicat. 

Moins de privé

Cette décision est un non-sens aux yeux de Mme Charron, alors que ce sont les citoyens, «les payeurs de taxes», qui vont payer, d’autant plus que des analyses en cours réalisées par la CSN et MCE Conseils laissent croire que la buanderie est plus rentable si elle est opérée l’interne, avance-t-elle.

Des dizaines d’employés ont pris part au rassemblement. (Photo: Le Courrier du Sud – Ali Dostie)

Pour sa part, le représentant du personnel paratechnique des services auxiliaires et de métiers à la Fédération de santé et services sociaux Guillaume Clavette s’inquiète d’observer de plus en plus de privatisation en santé, un phénomène qui affecterait particulièrement certains emplois, dont des auxiliaires. 

«Notre message au gouvernement, c’est que peu importe les actions pour donner davantage au privé, on sera là pour lui mettre des bâtons dans les roues et pour protéger nos postes au public, exprime-t-il. C’est pas vrai que l’argent en santé va aller dans les poches du privé.»

Mme Charron a bien espoir que les efforts des employés et du Syndicat portent fruit, alors qu’une bataille similaire a été remportée à Sorel.

Une rencontre est prévue avec l’employeur ce 19 juin.

Emplois maintenus dans le CISSS

Le CISSS-ME explique devoir mettre fin aux activités de lavage et de séchage de la buanderie en raison de problèmes récurrents de fonctionnement des équipements et en raison du coût élevé de réfection.

Il a analysé divers scénarios et finalement, ces activités seront réparties entre un fournisseur externe et les buanderies des hôpitaux de Saint-Hyacinthe et de Sorel. L’appel d’offres sera lancé dans les prochaines semaines.

«Cette solution permet de préserver les emplois, de maintenir un service de qualité ainsi qu’un bilan responsable», avance Caroline Doucet, conseillère aux relations médias du CISSS-ME.

Le CISSS confirme que 15 postes à temps complet seront affectés, mais plusieurs ne sont pas comblés en ce moment.  

«Nous avons également plusieurs postes disponibles pour repositionner les travailleurs touchés par ce changement, tous demeureront donc à l’emploi du CISSS de la Montérégie-Est», assure Mme Doucet. 

Le volet distribution, qui est maintenu, représente la majorité des emplois de ce service.

Le CISSS ne confirme pas les propos du Syndicat à l’effet que les espaces gagnés par le retrait de services de buanderie serviront à des soins cliniques. «Nous évaluerons prochainement les différentes vocations possibles de l’espace qui en résultera», précise Mme Doucet. 

De plus, le projet d’agrandissement de l’hôpital a été séparé en différentes phases et seulement la phase 1 A été approuvée par le ministère de la Santé et des Services sociaux. «Cette première phase permet de mettre en place l’infrastructure nécessaire pour répondre partiellement aux besoins et le secteur des services de soutien n’est pas inclus dans ce projet», conclut Mme Doucet. 
 

 

DPJ de la Montérégie : une légère baisse de signalements « encourageante »

Marie-Josée Audette demeure prudente lorsqu’on lui demande de commenter la baisse de signalements reçus à la DPJ de la Montérégie lors du bilan 2023-2024. «Je considère que c’est une très petite baisse», nuance la directrice de l’organisation, soulignant néanmoins que le tout est encourageant après quelques années de hausse.

La DPJ de la Montérégie a traité 20 626 signalements d’avril 2023 à mars 2024, une diminution de 194 par rapport à la période précédente. De ceux-ci, elle en a retenu 5 678, une baisse de 127 comparativement à l’exercice 2022-2023.

«C’est encourageant parce que pendant cinq ans, on a augmenté de façon importante le nombre de signalements», explique Mme Audette. Celle-ci estime cependant que ce chiffre demeure «énorme».

Pour plusieurs autres données, tels le taux de rétention des signalements (27,53%), la provenance des signalements (31,7% par des employés d’organismes publics), ainsi que le pourcentage des enfants pris à charge qui demeure dans le milieu familial (42,3%) ou avec un proche (16,25%), les chiffres ressemblent à ceux de l’année dernière.

Là où il y a une différence importante, c’est chez les adolescents contrevenants qui ont reçu des services en vertu de la loi sur la protection de la jeunesse. Ils étaient 1504 l’an dernier. Cette année, ce chiffre a grimpé à 1 744.

«Nous sommes revenus à des taux prépandémie. […] Sans nous inquiéter, c’est sûr qu’on va exercer une vigilance pour s’assurer qu’on n’est pas dans une pente ascendante au niveau de la délinquance», informe la directrice, évoquant certains crimes en hausse, dont les vols d’auto.

La main-d’œuvre, encore un problème

Les problèmes de main-d’œuvre dans l’organisation, évoqués lors de la présentation des deux bilans précédents, sont encore bien présents.

Selon Marie-Josée Audette, le problème s’est même accentué «malgré tous les efforts et stratégies mises en place». Conséquence directe de cet enjeu : des listes d’attente plus longue pour les cas moins urgents. «C’est contre notre désir, parce qu’on sait que les enfants, plus on intervient tôt, moins grands seront les impacts.»

«C’est sûr que les enfants qui requièrent des services urgents, ils vont toujours être traités», assure-t-elle cependant.

Comment contrer cette tendance? «On réfère souvent la protection de la jeunesse aux soins intensifs. Alors, il faut lui donner tous les moyens pour jouer son rôle», croit Mme Audette.

Violence conjugale

Le thème du bilan 2023-2024 portait sur les enfants exposés à la violence conjugale. Un enjeu d’actualité alors qu’un changement législatif, effectif depuis le 26 avril 2023, permet d’effectuer un signalement ou une intervention pour motif d’exposition à de la violence conjugale.

Ainsi, pour la première fois en 2023-2024, les données concernant ces signalements étaient compilées. En Montérégie, ils comptaient pour 12,1 % de tous les signalements reçus, soit 2 505.

 

Aider les hommes

Alors que la violence conjugale était au cœur du bilan 2023-2024 de la DPJ, Marie-Josée Audette a rappelé que la majorité de ceux qui font de la violence conjugale sont des hommes.

Mario Trépanier, coordonnateur à l’organisme Via l’Anse, qui travaille avec des hommes violents, a expliqué comment cette réalité peut affecter les enfants.

«Il y a souvent une minimisation des conséquences. Je saute une coche, je crie, je hurle. Après j’ai l’impression d’avoir la paix, que tout est réglé. […] Je ne fais pas le lien après ça, quand mon enfant à des troubles de comportement, de sommeil, des problèmes de santé physique ou psychologique. Alors il faut les aider à prendre conscience de leur violence», donne-t-il en exemple.

Ce dernier travaille depuis près de 30 ans avec des hommes violents. Il a pu voir une évolution importante en la matière.

«Quand on a commencé à mesurer ça, en 1999, on était à 8%, 9% des couples [qui vivaient de la violence conjugale]. Aujourd’hui on est à 3%, 4%, avec les maisons d’hébergement, les organismes, les ressources», indique M. Trépanier, soulignant par ailleurs que la société est beaucoup moins tolérante qu’autrefois face à la violence conjugale.

 

Top 10 des incontournables de Saint-Hyacinthe et ses environs

Que ce soit pour manger, bouger ou se divertir en couple, entre amis ou en famille, Saint-Hyacinthe et sa région ont beaucoup à offrir. Ceux et celles qui sont en quête d’une fin de semaine réussie seront donc comblés au centre de la Montérégie, dans cette ville aux nombreux attraits. Des espaces verts où se détendre aux fermes idéales pour goûter les saveurs exquises, la Montérégie, c’est tout ça, tout près. Voici un top 10 des incontournables de Saint-Hyacinthe et ses environs.

1555 Marché Public (centre-ville de Saint-Hyacinthe)

Situé dans le centre-ville de Saint-Hyacinthe, le 1555 Marché Public est l’endroit idéal pour se balader et découvrir des produits d’ici. Dynamique et vivant, il rassemble des commerçants agroalimentaires régionaux qui proposent une variété de produits exquis. Une galerie d’art contemporaine occupe aussi le deuxième étage, ce qui en fait le parfait endroit où se remplir l’âme après s’être sustenté.

(Crédit photo : 1555 Marché Public)

Cactus Fleuri (Sainte-Marie-Madeleine)

Saviez-vous que des cactus sont cultivés au Québec ? Au Cactus Fleuri, vous pouvez non seulement admirer ces merveilles, mais aussi participer à des activités d’autocueillette en famille. Explorez les serres avec un guide, participez à des ateliers thématiques et cultivez votre pouce vert sans vous piquer ! Une aventure colorée et instructive vous attend !

(Crédit photo : Cactus fleuri)

Le Zaricot (centre-ville de Saint-Hyacinthe)

Café, restaurant, bar et salle de spectacles, cet endroit unique vous promet une soirée inoubliable. Avec une programmation éclectique mettant en vedette des artistes locaux et des talents québécois en tournée, vous vivrez une expérience culturelle authentique. Ne manquez pas l’occasion de déguster des produits locaux savoureux tout en vous imprégnant de l’ambiance chaleureuse et festive du Zaricot.

(Crédit photo : Le Zaricot)

Ferme La Rabouillère (Saint-Valérien-de-Milton)

Vous connaissez la Ferme La Rabouillère, une ferme unique en son genre, l’endroit parfait pour une visite en famille où l’adage de la ferme à la table prend tout son sens grâce à une équipe passionnée. Immergez-vous dans un environnement paisible, loin du tumulte et de l’achalandage urbain, et prolongez le plaisir en séjournant dans leur hébergement chaleureux et authentique.

(Crédit photo : Daphnée Caron)

Jardin Daniel A. Séguin (Saint-Hyacinthe)

Le paradis du pique-nique se trouve à Saint-Hyacinthe au Jardin Daniel A. SéguinParmi les différentes activités offertes, vous pourrez profiter des paysages en mangeant sur la terrasse, laissez les enfants s’amuser dans le jardin Amadahy ou simplement vagabonder et admirer les plates-bandes du jardin français qui abritent les 3000 annuelles produites par les étudiants de l’Institut de technologie agroalimentaire du Québec.

(Crédit photo : Régis Buteau)

Chouette à voir! (Saint-Jude)

Visiter le centre Chouette à voir! est bien plus qu’une simple sortie, c’est une expérience immersive et éducative qui vous permettra de découvrir le monde fascinant des oiseaux de proie tout en contribuant à leur préservation. Vous aurez l’opportunité de vivre des moments uniques en tenant un oiseau de proie au poing et en assistant à des présentations d’oiseaux en vol.  Cette visite est une expérience enrichissante à la fois pour vous et pour la préservation de notre environnement.

(Crédit photo : Chouette à voir!)

Ferme La Fille du Roy (Sainte-Marie-Madeleine)

À la Ferme La Fille du Roy, vous pourrez cueillir votre propre collation de l’après-midi ou les ingrédients pour votre tarte préférée ! Vous pouvez déambuler dans les champs et récolter des produits de saison comme des artichauts, des cerises de terre et des courges. À l’automne, vous pourrez explorer un labyrinthe de maïs décoré. Terminez avec une délicieuse pizza cuite au four traditionnel.

(Crédit photo : Daph&Nico)

Les Passions de Manon (centre-ville de Saint-Hyacinthe)

Les Passions de Manon est la plus grande épicerie fine de la province avec plus de 10 000 délicieux produits sur ses étagères. Vous pourrez aussi savourer un café et une viennoiserie au Albert Café situé à même le commerce tout en imaginant le repas que vous préparerez avec les victuailles ramassées lors de vos courses.

(Crédit photo : Tourisme Montérégie)

Perspective Microbrasserie (Saint-Liboire) 

Le Perspective Microbrasserie est le lieu par excellence pour profiter du soleil entre amis et déguster une bière artisanale.  Pour combler votre appétit, emportez les plats délicieux de la Cantine Dave et Dan juste à côté. Toute la famille et les amis canins sont les bienvenus dans cet endroit chaleureux et rassembleur situé à Saint-Liboire.

(Crédit photo : Perspective Microbrasserie)

Expo Agricole de Saint-Hyacinthe (Saint-Hyacinthe)

S’il y a un événement à ne pas manquer en Montérégie, c’est celui-ci ! Se déroulant du 25 juillet au 3 août 2024, L’Expo Agricole de Saint-Hyacinthe propose dix jours de festivités qui tournent autour de la ferme, avec des activités pour petits et grands. Concours, compétitions équestres, manèges et spectacles prennent d’assaut la ville pour une immersion totale dans cet univers fascinant.

(Crédit photo : AA-Rivest)

Cet été, visitez la Montérégie !

Un vol de motomarine mène à une perquisition à Saint-Mathieu

Un résident de Saint-Constant a été arrêté et pourrait faire face à des accusations de recel et de possession d’outils de cambriolage en lien avec le vol d’une motomarine. 

(Photo: Le Reflet – Érick Rivest)

Les policiers de la Régie intermunicipale de police Roussillon et de la Sûreté du Québec ont localisé la motomarine volée dans un commerce du chemin Saint-François-Xavier à Saint-Mathieu, le 15 juin. Sur place, ils ont procédé à l’arrestion de l’homme dans la vingtaine. Ce dernier a été rencontré par les enquêteurs et libéré par sommation. 

Deux jours plus tard, une perquisition menée à ce commerce a également permis de saisir d’autres items volés dépassant un montant total de 100 000$, dont une dizaine d’autres motomarines de la marque Sea Doo. 

«L’enquête est toujours en cours et nous sommes en communication avec les divers services de police aux endroits où les items ont été rapportés volés», rapporte la Régie. 

Toute information peut être communiquée en tout temps, de façon confidentielle, au 450 638-0911, poste 777.

Items perquisitionnés

– Un châssis de side by side
– Une dizaine de motomarines Sea Doo
– Un bateau Sea Doo
– Des pièces de motoneige
– Une remorque fermée
– Une roulotte à sellette
– Un brûleur
– Des bombonnes de propane
– Des batteries 6V

(Photo: Le Reflet – Érick Rivest)